‹ Les Chenilles Venimeuses Et les Accidents éruciquesChapitre 53 sur 65 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

Charles pu Bors (comme ci-dessus)

Deux fillettes causent sous un arbre; une chenille tombe sur

la robe de l’une d'elles, l’autre la prend dans la main pour en débarrasser son amie puis, tout en causant, elle porte la main à

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; ; a 1 2 es EDR ï + : SUN . 1 . l « son visage. Le soir démangeaisons violentes à la main droite

et sur le côté drait de la face: le lendemain poussée urticarienne localisée à ces deux régions. Se Là

OBSERVATION XI dE Charles Du Bois (comme ci-dessus)

Cette obervation est personnelle et nous paraît avoir la valeur d’une expérience scientifique.

Sortant un matin de bonne ‘heure, nous avons eu la chance de croiser sur la route deux longs rubans de chenilles processionnaires qui-passaient d’un jardin dans un autre. Elles se dirigeaient du levant au couchant par un jour sans nuage et ne paraissaient nullement influencées dans leur marche par les rayons lumineux, ainsi qu’on l’a prétendu. Désirant étudier ces insectes, nous les avons capturés en plaçant une caisse devant chaque file; la première chenille entrée toutes les autres suivirent sans difficulté. Emportant ces deux boîtes dans une chambre, nous les vidons dans une plus grande caisse, en présence de plusieurs personnes averties de ne pas toucher à ces insectes. Cette manipulation avait plus ou moins violemment secoué les chenilles et depuis ce moment les personnes présentes sentirent de violents picotements dans le nez d’abord, puis sur la face et les mains ; enfin les démangeaisons devenant intenables, chacune se gratta et en moins d’une heure toute une famille était atteinte d'urticaire avec éléments plus ou moins marqués suivant l'espèce de la peau. Chez les adultes l’éruption est restée papuleuse, mais chez les enfants qui se grattaient avec rage elle est rapidement devenue urticarienne avec tendances à la généralisation. Un petit blond, qui s'était approché davantage, présenta même un boursoufflement de Ja face tel qu’il n'y voyait plus et a souffert de conjonctivite pendant plusieurs jours. Des lavages appropriés enrayèrent vite cette épidémie familiale et la boîte à chenilles fut reléguée dans un coin inabordable.

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OBSERVATION XIII Ronr, Vétérinaire-major (Ass. française avanc. des Sc. | fes Paris, 1900, 2° ‘partie, p. 803).

Pendant le séjour au camp de Fontainebleau, pour les écoles à feu, en juin 1898, nous avons constaté les effets des chenilles processionnaires sur un certain nombre de nos chevaux installés à la corde, et presque tous les hommes en ont souffert.

Nos (chevaux) malades se présentaient avec une tuméfaction chaude et douloureuse de la partie inférieure de la tête, entièrement semblable aux manifestations de l’anasarque ; sous Îa main on a la sensation des élevures confluentes de l’urticaire.

Les muqueuses des lèvres, du palais, des incisives, des joues, de la face inférieure de la langue étaient tuméfiées, rougeâtres et — douloureuses : la pituitaire présentait de nombreux points rouges réunis par KES la salivation était intense.

Ces manifestations cutanées, d'une durée de cinq à six jours, se rencontraient aussi partout où la peau est fine et moins protégée par les poils, sous les cuisses, au grasset, autour des oreilles, des yeux, etc. |

Ces accidents ont été particulièrement communs au début de l'installation du camp, alors que les fourrages n'étaient pas abrités; plus tard, se doutant de la cause, on évita de placer le foin sous les arbres.

La présence des chenilles dans le foin n’est pas absolument nécessaire; il suffit que ces fourrages soient à proximité des nids, pour être envahis par les poils ou fragments de poils.

Ces petits poils des chenillès, imperceptibles, se disséminent facilement chez l'homme, même sur les régions recouvertes par les vêtements, ainsi que nous avons pu en juger nous-mêmes.

En nous appuyant sur un arbre, la main derrière le dos, nous éprouvons aussitôt une sensation spéciale, qui nous fit songer que nous devions toucher des chenilles. Nous ressentimes alors une douleur cuisante et toutes les manifestations de l’urticaire; le lendemain, le bras gauche en entier subissait le même sort, des poils avaient pénétré dans la manche. Le prurit très tenace em-

= péchait tout sommeil, et nous n’obtenions un certain calme qu'a" ASS | près un lavage au crésyl des parties affectées, sur lesquelles "1 nous ARR de la poudre de tale, mélangée au salicylate de. - 2 S bismuth. ; , A de À

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Ce qui facilitait surtout la dissémination sur un à grand espace ge — puisque les hommes qui couchaient sous 1e tentes présentaient je | |

à en une nuit de l'urticaire sur tout le corps — fut la’ façon dont

on tuait ces chenilles en les brülant avec de la paille. Toutes

n'étaient pas carbonisées et les poils seulement desséchés, étaient

Vi | plus facilement emportés par le vent et pénétraient partout sous

| la tente, dans les draps, etc. Le mieux serait certainement de les

£ balayer de haut en bas des arbres dans une fosse et de recouvrir les chenilles de terre pour les écraser ensuite.

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2° Dermatoses

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causées par la Processionaire du Pin

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