OBSERVATION XXVII
NaTanson (St-Pétersb. med: Wochenschrift. 1897) \ MX (Traduction Phisalix) NA |
Se jeune fille de 20 ans, à laquelle on avait lancé une chenille D: velue, fut atteinte à l'œil droit. Il en résulta une vive irritation | / avec ulcération superficielle de la cornée. es symptômes s'atté- = ke nuèrent après un badigeonnage d’atropine; mais sur la cornée se trouvaient de petites vésicules et dans les couches plus profondes existaient des régions troubles. - NES Pendant la deuxième semaine, des dbnleurs vives se firent . æ sentir, l'œil était devenu très rouge et très sensible, avec pro- 0000 duction de quelques nodules dans le tissu conjonctif du globe = de l'œil et de la paupière supérieure.
; Cette affection mit trois semaines à disparaître.
26e RAR Est F4
causés par une chenille ‘exotique non déterminée
OBSERVATION XXVIIL.
DororHEo DE ARMAS (El Lee medico. ue 14 Jar 1892)
Un jeune one de 14 ans donnait la chasse à un oiseau ‘dans un bois, faisant partie d’une maison de campagne, que possède l’auteur de ces lignes dans le quartier de Saint-Isidore, dans Îa ville de Bolivar. La chose se passait pendant l'après-midi.
Le jeune homme pénétra dans la partie du bois où existent
réunis des exemplaires variés de l'arbre connu sous le nom de
Icaco » (Chrysobalanus Icaco — Rosacées). Sur cet arbre se ne une chenille de couleur brune foncée, de 3 c/m de long, velu et à mouvements paresseux. Au moment où le jeune
homme traversait le bois, une de ces chenilles s'accrocha sans
qu’il s'en aperçut après son vêtement. Le lendemain, au moment
. de s'habiller, la chenille le frôla à la région correspondant au
bord inférieur de l’omoplate gauche; elle s'était introduite pen-
dant la nuit dans la flanelle. Il la rejeta au même moment.
Au début, le jeune homme ressentit dans la région affectée une légère chaleur, qui alla en quelques minutes jusqu’à la brulure. I] ressentit presque tout de suite une sensation de douleur dans la même partie. Cette douleur s'irradia jusqu'au cœur, s'étendant au bras, à l’avant-bras et à la main du même côté. Elle alla croissant d'intensité jusqu’à devenir matériellement insupportable. Il y avait en même temps de la dyspnée, de la torpeur des extrémités, de la parésie de la langue, allant jusqu'à une certaine difficulté d'émission de la parole. Il avait, en un mot, les prodromes d'une paralysie générale. Il présentait aussi une salivation très abondante et spumeuse, tout à fait semblable à ce que l’on voit dans les attaques d’épilepsie.
Comme il occupait une chambre dans la même maison que moi, il me fut très facile d'observer et de suivre l'évolution de ce cas. Cela me permit aussi d'appliquer sans retard une médi-
RTS cation appropriée. S'il n'en avait été ainsi, la terminaison en aurait pu être fatale, à en juger par l'intensité, la gravité et la rapidité qu’affecte cette forme de processus toxique.
J'avais, dans la même maison, ma boîte à médicaments, je pus
lui appliquer tout de suite des compresses imbibées de chloro-.
forme sur la région postérieure et malade du thorax. Dans la région précordiale, je lui fis une injection de sulfate de morphine au cinquième; je lui administrai à l’intérieur une décoction extem-
poranée de café très forte, dans laquelle je mis une moitié de cuillerée de brandy et quatre goutte d’ammoniaque liquide. Ces.
substances furent administrées en deux fois dans l’espace de deux heures. Aussitôt après je commençai à lui administrer de la caféine en pilules, et de l'extrait de stigmates de mais et. de Convallaria maïalis, jusqu’au lendemain.
Le maximum de durée de la souffrance fut environ de deux
” heures. Le malade finit cependant par s'endormir. Après une . heure et demie de sommeil, le malade s’éveilla, ne ressentant plus
la douleur et l'angoisse extrême du début. Toutefois, il persista encore jusqu'au lendemain une certaine difficulté dans l'émission de la parole et dans les mouvements. £
Je puis encore citer dans cette même ville trois cas ‘analogues. Celui d'une dame, d'un homme et d’un petit garcon qui touchèrent par hasard une chenille de la même espèce. Cependant, le cas observé par nous fut le plus grave de tous, parce que, sans doute, l'animal avait frôlé une plus grande étendue de la peau. Dans tous les cas, cependant, la symptomatologie de cette intoxication revêtit les mêmes caractères. Il est la manifestation de la présence d’un poison dans les poils de la larve. Ce poison est très actif et n’a pas encore été décrit. S'il n'a pas déterminé la mort dans les cas observés, cela tient à la faible absorption de la peau et à la petite quantité qu’il en passe dans le torrent
circulatoire.
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ë 7. Accidents causés à Cayenne | | ; P: En Papaionr du enr Hylesia |
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OBSERVATION ae: es DE
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-L.. se trouve le 13 juillet, er di: à la chute du soleil, sur le balcon de l'hôtel du Gouverneur. Un papillon est écrasé sur son veston blanc à la partie moyenne du re sans qu'il y prête une attention spéciale. HAREE ï
Vers le milieu de la nuit, il est réveillé par un violent prurit au niveau de la nuque, prurit qu’il calme au moyen d'une friction à l’eau de Cologne. Quatre autres fois dans la nuit des déman- É geaisons de plus en plus vives lé tirent de son sommeil. Elles ne sont apaisées d’une façon complète ni par les lotions à l'eau de + Cologne, ni par des attouchements à la solution alcoolique d’antipyrine à 1 %, ni par l'application de teinture d’iode étendue de trois fois son volume d'alcool, ni par le saupoudrage de poudre de talc. Au réveil, à 6 heures, le prurit est toujours aussi vif et. FEES désagréable. T,.. a la sensation d’un large placard dur allant ME d'une oreille à l'autre, de la région occipitale à la racine du cou, et surtout sensible lorsque la tête est dans l'extension.
Ce placard, tout d'une pièce, est uniformément rouge et vultueux. Cependant une inspection attentive permet d'y reconnaître | la présence de papules confluentes, un peu surélevées, arrondies “4 et de teinte légèrement cuivrée. Ces papules, lorsqu'elles sont & intacts et non altérées par le grattage, sont surmontées d’une :!°2 fine vésicule contenant un liquide clair et limpide ou légèrement 3 citrin. 5
Au toucher, le placard paraît dur, élastique, il ne se laisse pas 4 déprimer en godet, et la coloration rouge ne disparait par la ES pression que pour reparaître instantanément dès que cette dernière cesse. La peau, à ce niveau, est notoirement plus chaude que dans les parties voisines du cou. ;
TEE RE ES ee 473 es #$ \ De = rneDansra nee l'éruption apparait au niveau de deux avant- : Te bras et la face dorsale des mains. Les caractères sont les mêmes, Mer 2 mais les éléments éruptifs sont moins confluents. Au niveau de
l'extrémité pulpaire de trois doigts, il se produit un Chatouille- 7 “7 “ment Suivi: de démangeaison irrésistible, ‘puis formation rapide, , k en quinze à trente minutes, d'une petite vésicule sous-épider- x | __ mique. Ouverte avec la pointe d’une aiguille, la vésicule donne | es issue à une minime gouttelette d’un liquide tout à fait clair, dans be lequel l'examen re ne révèle aucun élément celluï laire. HAS L'éruption prurigineuse dite: plus de huit ours: en s'atténuant
__ progressivement, La peau retrouve peu à peu sa souplesse; les RTE éléments primitifs se séparent les uns des autres et leur base E. devient moins épaisse; la couleur devient plus pâle, à reflets e __cuivrés; la température locale s'égalise à celle des parties saines Le En __ circumvoisines. Peu à peu tout rentre dans l’ordre, et il ne reste ; à. plus comme témoins que de nombreuses lésions de grattage qui À ont rapidement compliqué l’éruption. \3 = L'eau sédative, en frictions, est de tous. les topiques essayés | celui qui amène la cessation la plus complète et la plus prolongée de la démangeaison. :
#4 Au cours de la semaine, il y eut deux nouvelles poussées érup- à 2% tives, à la vérité moins violentes que la. première. À la réflexion, CE L.. est convaincu qu'elles ont succédé à la remise du veston porté le premier jour.
S Insistons sur le fait qu'il n’y a pas eu contact isbc du papil. “4 lon et de la peau au niveau où devait se produire l’éruption. Deux autres observations prouvent que le contact direct est tout E- à fait inutile.