SCÈNE VII
GROSL.W, PAMPHILE, pu «CORNALINE.
Pamphile, let suivant des yeux *. Au revoir, mes petits bijoux , tues petites poulettes!... (Suivant Groslay qui arpente le théâtre.) Qu'esl-ce que vous avez donc h imiter l'ours du Jardin des Plantes, monsieur ?
GROSLAY, s’arrêtant au milieu. Pamphile, cette apparition maritime bouleverse toutes mes idées d'anachorète I pamphii.e. Voyez-vous ça, monsieur Vésuve I... Qu’cst-cë que ça sera donc, quand ces demoiselles seront illustrées, qu’elles auront endossé le costume péruvien T
GROSLAY. Pamphile!... quand une poudrière rencontre des allumettes chimiques, gare de dessous.
pamphile. Doucement!... n'éclatez pas encore... voyons, complotons... Quel est le projet que fermente votre cerveau en ébullition î
groslay. Mon ami, la vue de ces nymphes m’afaitvenir une idée!
pamphile. Rieji qu’une... g' est peu... chez moi il y a émeute 1
groslay. C’est le ciel qui nous envoie ces poulettes... pourquoi les laisserions - nous partir!
pamphile. Allons donc 1 Faust!... vous avez raison, gardons- les!
GROSLAY. Oui, gardons-les... c’est-à-dire que je les garderai !
pamphile. Pour vous seul? Tudieu I...
quel égoïste !... permettez, quand il y en a |iour sept, il y en a pour deux.
groslay. M. Pamphile , ces femmes sont
‘ GrofUy, Pamphile.
sur mes terres... elles deviennent mes vassales...
pamphile. Halte-là, Gargantua... vous avez les yeux plus grands que le venir?.. . je fais une .proposition.
groslay. Voyons...
pamphile. Ces dames sont au nombre de sept... c'est beaucoup... c'est trop pour nu homme seul...
groslay. Pourquoi!
pamphile. Quel fatl... Ecoutez, monsieur, je suis bon prince... Voici l'amendement que je propose. Prencz-cn six. .. la semaine complète... comme notre boite à rasoirs.. . et laissez-moi la septième.
groslay. Tiens, tiens, c'est nue idée, ça!... C'est une nouvelle édition des Mille et une nuits... Tu m'appellerais Abonlkassem !
pamphile. Adoptez-vous ma proposition?
groslay. Par Mahomet 1 ça me va ! ça me botte! ça me babouche!... Mais le plus difficile, c’est de la faire adopter par nus séduisantes compatriotes...
pamphile. Je m’en charge.
groslay. Charmant clfronté! Alors , tu seras mon eunuque! (Mouvement île Pamphile. ) Non, je veux dire mon intendant des plaisirs, mon ministre !
pamphile. Mais je veux une prime... la septième
groslay. Oui, ce sera ton pour-boire...
c'est dit.
pamphile. Marché conclu !
groslay, lui tapant dans la main. Marché conclu 1...
CORNALINE, paraissant à la fenêtre de la maison. Dites donc, charmants indigènes, il n’y a pas assez de plumes.
groslay, passant à droite .* Ah! bah!
cornaline. Il n'en reste qu’une pour Adricnnc.
pamphile. Eh bicnl qu'elle la mette dans ses cheveux 1
cornaline, «c récriant. Oh!...
pamphile. Ça fera bien.
cornaline. Je vais lui dire. (Elle disparaît. )
groslay.** Pamphile, elles vont venir !..
Aies de l’esprit, beaucoup d'esprit, pour décider les petites chattes à devenir mes houris, et à être veuves six fois par semaine.
pamphile. C'est mon affaire.
groslay. Obi quelle idée!... j’en ai trop
• Pamphile, Groslay, Cornaline.
•• Pamphile, Groalay.
LES CHERCHEUSES D’OR
maintenant. .. Dis donc, pour lenr plaire, je vais endosser le grand uniforme de mon vieil fnca .. Je suis bien MU... je veux les séduire par mes formes élégantes... C’est le moment ou jamais de m’en servir. .
Ata: Je eu» coulent, ie tuie heure ux. ( Du Dieu et la Bayadère.)
Je suis sultan, je suis pacha !
Qu'on obéisse à Mustapha!
Oui, qu'on s'incline, allih 1 ollah!
Par Mahomet ! je suis pacha l
ENSEMBLE
phahpuile, le saluant,
Oni, vous serez un vroi pacha!
Omar, Haroun ou Mustapha!
Et je m'incline, allih l allah !
Devant monseigneur le pacha !
Groslay enlre dans le kiosque .