‹ Les chercheuses d'or folievaudeville en un acteChapitre 19 sur 22 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

Les Mêmes, ADRIENNE, puis GROSLAY, à lu fendre Je la maison.

adrienne. * Ah ! mesdemoiselles , vous voici!...

toutes. Adrienne!...

tamponne. Comme elle a l’air effarouché !

adrienne. Il y a de quoi! nous sommes tombées dans un piégo !

toutes, quittant le rang et descendant.

Nous (e savons.

GROSLAY, paraissant à la fenêtre Je la | maison, à part.*’ Elles sont encore lé.

ADRIENNE. Oui; mais ce que vous ne savez pas, e’e-t ce que vient de me dire ce vilain homme qui était ici tout à l'heure.

cornaline. Le maître?

ADRIENNE. Non, l’autre.

groslay, à part. Elle parle de Pamphile. | adrienne. Il m'a dit que j’étais inno- ; rente... que j'avais triomphé dans l’épreuve j où vous aviez toutes succombé.. .

toutes. Hein? ' |

GROSLAY, « part. Oh! le gueux!... il me !

laissait la cauit lotte!

adrienne. Queseulc j'étais digne de lui . .

Que, quant à vous autres, il vous laissait à son mailre pour former le lond de son I

harem.

toutes. L’insolent !

adrienne. Qu’cnfin, si je conseillais à le suivre, il mettrait à mes pieds sa main, son cœur cl une tonne d’or.

groslay, d part. La mienne.

toutes. Ah ! le gredin !

GROSLAY, à part. I.c filou !

TOMPONSE. Il y a de l’écho 1 cornaline, passant près d’ Adrienne'”.

Et qu’as-tu répondu ?

ADRIENNE. J'ai feint d'accepter ses offres, et pendant qu’il était allé chercher la tonne d’or afin de l'embarquer dans noire cauot qui est revenu sur le rivage... je me suis échappée pour vous prévenir et vous supplier de partir sans perdre une minute.

* Adrienu**, Cornaline, Tamponne, Friquetle, Palrayre, Marjolaine, Clara.

" Cornaline, Tamponne, Adrienne, Friqnette, Palœyre, Marjolaine. Clara. Groslay.

‘"Tamponne, Cornaline, Adrienne, F riquette, Palmyre, Clara, Marjolaine, Groslay.

tamponne. Non ! non ! pas avant de nous être vengée do ces deux paltoquets.

groslay, d part. Je n’ai qu'un moyen de leur échapper. {Il disparait.) adrienne. Comment?

CORNALINE. Certainement. Ils nous ont insultées : ils faut qu'ils nous en rendent raison !

toutes. Oui 1 oui !

tamponne. Quand je devrais me mesurer corps à corps avec eux ! ils ne sont que deux ! deux hommes ne me feront pas reculer.

cornaline. Je ne qniterai pas ce sol inhospitalier avant d'avoir fait une partie de cible avec le dos de nos persécuteurs 1 toutes. Ni moi! ni moi I TAMPONNE, qui a ramassé l’arc 'cl la flèche déposés prés du kiosque et les apportant à Adrienne.* Quant à toi, Adrienne, tn as ta part de l’offense, tu dois t’associer à notre courroux. Voilà un arc et une (lèche... tâche de t’en bien servir et de ne pas faire choublanc.

Air précédent.

Notre honne ur a reçu des brèches,

Et pour punir ces polissons,

Il faut, en les criblant de flèches,

Les transformer en hérissons.

(l’arltinl.) Le maître et le domestique soûl des galopins... décodions nos traits.

TOUTES. Oui! oui!

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