‹ Les chevaliers du Brouillard drame a grand spectacle, en cinq actes et dix tableauxChapitre 54 sur 101 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, MISTRESS SlIEPPAItD, r»* 1 *"»"* “ <••*»

MISTRESS 5REPPAIID, «•»«»*î»n» cire pari.»; a cllr-mi»*.

Les demeures maudites ont une physionomie étrange qui ne change pas. Telle j'ai laissé ma maison, telle je l'ai retrouvée... une ruine hideuse.,. Hélas! clic m'u parlé de tout ce que j'ai aimé dans ce monde... de mon mari... de mon

(PeadâQt qu’elle p*rl«, Jack la regarde el s'approche iTtLlc.)

HCL

Ma mère!...

MISTRESS SHEPFARD.

Jack! ah! c’cst vous, Jack... vous n'éles donc jas ivre, que vous m'avez reconnue!... H n'y a donc là personne qui veuille outrager ou frapper votre mère, que vous consentez à vous approcher d'elle!...

JACK

Ma mère! ma mère!...

MISTRESS SKF.PPARD, 4 T«MiM.

Est-ce donc pour le revoir que vous m’avez conduite ici Tamise?... J'ai trop cruellement souffert... je pars...

JACK

Arrêter, au nom du ciel, écoutez-moi, ma mère.

MISTRESS SHEPPAKD.

Et que diras-tu pour te justifier, malheureux?... que rivrase avait égaré ta raison?... que ton cœur ne m'avait pas reconnue ?... Mais ton ivresse est une faute, c'est un crime.

JACK

Et si vous vous trompiez... si j'avais eu ma raison tout entière?

MISTRESS SHEPPARD

Que dis-tu?

JACK

Je dis qu'il fallait me taire... qu'il fallait mentir... je dis que j'ai eu l'affreux courage de marcher sur mon cœur. Vous me regardiez avec indignation, pauvre mère; moi. je vous jetais à la dérobée toute tua tendresse dans un regard... Oh ! pardonnez-mui !... Je vous ai torturée, mais... je voulais sauver Tamise.

Oh ! Jack ! ne dis pas cela... tu me ferais maudire ma propre existence.

MISTRCSS SH K P PARU, tenant la Ut* de Jack .lao. mi mina.

Mou tils ! mon enfant! que dis-tu?... C'était...

JACK

C'était pour lui... Si j'ai refusé de vous suivre, c'est qu'il fallait que je fusse là pour détourner le danger qui menaçait Tamise, il fallait que je fusse là pour tenir en échec ce" Jonathan qui a juré sa mort.

MISTRESS SIIEPPARD, le prenant dan» in braa.

Quoi!... c’était... Oh! Dieu soit loué, qui m’a rendu mon fils... J'ai bien pleure, Jack, mon cœur a bien souffert; mais je uc t'ai pas maudit, et maintenant je ne veux plus rien savoir... Je te retrouve, cela me suüt ; je t’embrasse, je suis heureuse...

JACK

Ma mère ! ma mère !

MISTRESS SHEPPARD

Oui, appelle-moi ta mère!., redis ce mot... que je l'entende...” Regarde, je ne pleure plus, me voilà consolée... Que disaiton... loi... perdu? toi, criminel?.. Un enfantqui aime sa mère... C'est impossible!... n'est-ce pas,»monsi< ur Wood ?... On nous trompait, Jack est innocent... il va retourner au travail... il n'y a que moi de coupable... j'étais trop loin de lui jusqu’à présent, je ne le quitterai plus I... Je veillerai sur toi, mon enfant, et maintenant quittons vite ces demeures funesles... Sortons de cette atmosphère du crime, et que nul de nous n'y remette jamais le pied.

( De grande cria ae font entendre. La fonte envahit le tbditro. Jack

Sbeppard tretaaiUe ai a arrache des braa de sa mère. Le jour vient peu

JACK, avoc en en.

An 1 j'avais oublié... il est trop tard!...

MISTRKSS SBEPPARD.

Trop tard!... Que veux-tu dire?

JACK

Rien... ma mère!... retirez-vous, n'écoutexpas! Jel'ai voulu, je ne puis plus reculer.

Page 1