LE GARÇON
Un monsieur bien mis... Tiens, voilà sa carte, (il lui remet une carte.)
LES CHEVALIERS Dü PINCE-NEZ.
BEC DE LIÈVRE
C’est mon coulissier, j’y vais. (À part, regardant Fauvette.) O mon Dieu! faites qu’elle garde la croix de sa mère! (il sort par la gauche. )
SAINT-GOBIN, à Paul.
En garde I
PAUL
Voilà ! (Ils engagent le fer. Après quelques instants, Paul s’arrête, à Saint - Gobin.) Dites donc, pour y voir, si nous ôtions nos lorgnons?
SAINT-GOBIN, étant son pince-nez.
Volontiers. (Le combat s’engage de nouveau.)
SAINT-GOBIN, touché.
Ah I (Il laisse tomber son épée.) Je suis blessé !
PAUL
Au bras... ce n’est rien! (il remet son habit.)
AURÉLIE, à part.
Ah ! je respire ! (Elle disparaît.)
CHAMPROSÈ, faisant son journal.
« Item! — S’ètre battu en duel... » (Le garçon apporte le paletot et la pelisse, que Paul met sur les épaules de Fauvette.)
BEAUCANARD, à part.
Avec tout ça, il m’a gagné mon argent!
SAINT-GOBIN, de même.
Il m’a blessé!..
CHABANNAIS, & part.
Il m’a gagné ma bonne amie.
CHAMPROSÈ.
Garçon, l’addition !
FAUVETTE, à part, regardant Paul.
C’est qu’il est très-gentil, ce gamin-là !
PAUL, mettant son chapeau.
Sans rancune, Saint-Gobin !
SAINT-GOBIN, qu’on a aidé à remettre son habit.
Sans rancune! (ils se donnent la main.)
PAUL, à tout le monde.
Bonne nuit, Messieurs. (Il va pour s'éloigner par la gauche avec Fauvette. — Aurélie sort du cabinet avec Varoquet.)