MALADIES INCONNUES EN EUROPE
El aadeur (la douleur). «- Quand on desselle trop vite un cheval qu'une longue course a mis en transpiration, ii peut contracter une maladie très-grave qu'on nomme el aadeur, la douleur.
On la reconnaît aux signes suivants :
Il sort de petits boutons sur le dos, les côtes, les flancs, le rentre et les extrémités; deux ou trois jours après leur apparition, ils crèvent et sont immédiatement remplacés par ij'autres. La matière qui en sort est fétide ; elle ressemblée du pus. Ces sorties de boutons, alternéesde guérison, peuvent durer un an; elles entraînent presque toujours la mort de ranimai.
Le cheval maadour marche la tête levée, les jambes de derrière ëcartéeis, le$ yeux hagards ; il ne peut plier Feneolure.
Les Arabes déclarent ne pouvoir guérir cette maladie ; feulement, ils ont remarqué que si les premiers boutons partent du dos pour se rendre dans les extrémités, Tanimal s'en tire quelquefois, tandis que s'ils partent des extrémités
pour se diriger sur les flancs et sur les côtes, il meurt indu bitablement.
Quand un obérai qui a été acbeté meurt et est soupçonn maadour, Tacquéreur demande une expertise; on ouvre Ta nimal, et si dans Tartère qui est au-dessous de la colonn vertébrale on trouve du pus, le vendeur est condamné . restituer le prix qui lui en avait été donné.
Boa DINAR {le père du dinar ^) . Les Arabes ont donné I nom de bou dinar à une maladie qui se révèle par des tache ressemblant à des pièces de monnaie, qui apparaissent su la peau depuis l'encolure jusqu'aux flancs.
Ces taches sont boursouflées quand le vent du nord sotlf fle; elles disparaissent par le vent du sud. On a remarqu que, lors de leur présence, les lèvres de la vulve chez la ju ment devenaient toujours béantes.
Cette maladie survient quand, pour en avoir un mulef on a donné à la jument un âne qui n'était pas sain.
Si la jument a conçu, et si son fruit meurt, elle est sauvée Dans le cas contraire, le givre de Thiver la fait inévitable ment périr.
Si, pensant que la jument n'a pas conçu avec Tàne, on It a donné un cheval, le cheval prend le bon dinar, et, s'i n'en meurt pas, son membre reste à jamais flasque et pen dant.
Les Arabes croient que cette maladie est occasionnée pa ces grosses mouches (debabe) qui, après s'être repues de serpents que Ton trouve en si grande quantité au printemps se sont imprégnées de leur venin et Tont déposé sur lemem bre de l'animal.
Dans la seule tribu des Beni-Selyman, il est mort, ei 1846, plus de quarante à cinquante juments affectées di
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bon dinar, et les chefs étaient tellement convaincus que cette maladie provenait de la cause énoncée plus haut, qu'ils firent publier dans tous les marchés qu'on eût à enterrer les serpents profondément, et cela sous peine d'une forte amende.
La mort de Tanimal affecté du bou dinar est constatée par des experts. C'est un cas rédhibitoire; le vendeur est tenu d'en restituer le prix à l'acheteur.
Quand les dinars ont disparu, on ne peut constater cette maladie qu'à Tinspection de la vulve de la jument, en l'entr'ouvrant, on y remarque de petites inflammations trèsrouges, semblables à celles que produirait la piqûre d'une puce.