GOUTTE
Homæop. : Dulcam. 12° D, 6/8, 3 C. par jour : attendre quatre jours et faire prendre à l'animal : Bellad. 6° D, 6/6,3C. par jour, puis Bryon, 12 D, 6/6, 3 C. par jour; revenir à Bellad., puis Bryon. alterner ainsi sept ou huit fois suivant effet.
Si le mieux ne se montre pas, on essaie Puls. 30° D, et Acon. 30° D, 6/6, par jour, alternés aussi : pour revenir au premier traitement au bout de deux semaines en laissant quelques jours d'intervalle.
On peut encore essayer le Ledum palustre 12° D, 6/8, une C. 3 fcis par jour, pendant 3 à 4 jours.
HémMaTURIE ou Pissement de sang. (V. Cystite, Néphrite, etc.)
Homæop. : /peca 30° D, 6/8, 3 C. par jour. Canth. 6° D, 6/6, toutes les 2 heures, et Acon. 3 D, trois doses de 2 g. toutes les heures.
La Thérébentine, 6° D), 3 gouttes pour 12 cuillerées d’eau, est un médicament fondamental de l’hématurie.
HémorRHAGIE. — Grave dans tous les cas, surtout si-elle est intérieure. Extérieure, comprimer le membre, ou la plaie
si l’on peut, et y placer une compresse imbibée de perchlorure de fer.
Homæop.: Arnica à l’intérieur et à l'extérieur.
Les hémorrhagies graves, abondantes, doivent être traitées par l’Aconit. T. M. 12 gouttes dans 12 cuillerées d’eau, une cuillerée de 1/2 heure en 1/2 heure ; on peut encore avoir recours au Ferrum perchl. 1" D, 3 gouttes dans 12 fers d’eau, une C. de 1/2 heure en 1/2 heure; à l'H0 3° D, de même; au Millefolium T. M. de même, ou encore à ce nouveau médicament américain, l’Æamamelis Virginica 2° D, 12 gouttes, 12 C. d’eau, une C. de 1/2 fou en 1/2 heure. Éloigner les Eve de tous ces Mr caments à mesure que le mieux se manifeste.
Héparire ou Inflammation du foie. — Jaunisse ou coloration des muqueuses en jaune, toux sèche, perte d’appétit.
Allop. : Saignée de 125 gr. Purgatif, sulfate de soude 20 gr., lavements émollients d’eau de graine de lin, puis émétique. Repos, peu de nourriture, mais boisson à discrétion. Au chaud.
Homæop. : S'il y a fièvre et au début, commencer par donner À conit. 6° D, 6/8, une C. de 3 h. en 3 heures. Ensuite on donnera Yerc. sol., 6° D, 6/10, une C. de 3 heures en 3 heures. S'il y a constipation, on alternera ce médicament avec Nux vom. 12° D, une C. de 3 heures en 3 heures (une fois
de l’une, une fois de l’autre), on peut changer Nux vom. contre Bryonia 12° D, donnée de même.
HYDROPISIE DE POITRINE. — Provient presque toujours d’une pleurésie mal soignée. Rare.
Allop. : Purgatifs, diurétiques. Pas de guérison.
Homæop. : Ars. 50° D), 6/8,3 C. par jour : Chin. 30° D ,6/8, 3 C. par jour; revenir à l’Ars. et continuer ainsi à alterner jusqu’à guérison promptement obtenue.
: Lorsqu'un épanchement de sérosité peut être bien constaté dans la cavité pleurale, on pourra le faire résoudre presqu'à coup sûr par l’usage plus ou moins longtemps continué de Cantharis 3° à 6° D, 3 gouttes pour 12 cuillerées d’eau, 3 C. par jour, 4 jours de suite, 3 jours de repos et ainsi de suite.
HYDROPISIE DU VENTRE. — Se reconnaît au ballonnement du ventre, difficulté de respiration, urines rares, appétit, démarche difficile. On s’en aperçoit souvent trop tard.
Allop. : Sinapismes renouvelés sur le ventre. Chaque jour faire prendre en pilules :
Digitale Salpétre, :.:..... Ds DR nt area PES les ASS 3 »
Frictions sur le ventre et les aines de vinaigre scillitique.
Homæop.: Médicament principal : China 6° à 12° D, 6/12, 3 cuill. par jour, 4 jours de suite, 3 jours de repos, recommencer à une autre dilution, et ainsi de suite; de temps à autre on pourra interrompre China, et
donner en place Apis mellif. 6° D, 2 gouttes pour 8 cuill. d’eau, une C. matin et soir, puis revenir à China, etc.
INDIGESTION. — Indisposition très-fréquente , mais peu grave chez le chien : comme le vomissement est très-facile chez l’animal , il se débarrasse lui-même.
Allop. : Émétique 5 centigr. : lavements émollients. Infusion à boire de sauge, de camomille, de menthe, d’anis, etc.
Homæop. : Si l’indigestion, comme cela a lieu le plus souvent, est causée par une trop grande quantité d'aliments gras, de graisse, de pâtisserie, le meilleur médicament est Pulsatilla 6° D, 2 gouttes dans 8 cuillerées d’eau, une cuillerée de 2 heures en 2 heures.
JAUNISSE. — (Voyez Hépatite.)
Homæop. : Ictére simple, avec inappétence, douleur +au toucher dans la région du foie, urines rouges, faiblesse ; Acide picrique, 3 D, deux gouttes dans 8 cuillerées d’eau, 3 C. par jour ; ou encore Chelidonium majus 6° à 12° D, 6/8, 2 C. par jour. A un état plus grave, on a encore à opposer Lachesis 12° à 30° D, 6/8, 3C. par jour, ou Phosphorus, 12° à 30°, D, de même.
LICHEN ROUGE ou Gale rouge, Rouvieux, Rogue. — Cette affection n’est que trop connue de tous les chasseurs, car elle atteint très-souvent les chiens d’un certain âge, surtout les braques et les lévriers ; si les épagneuls et griffons y sont moins sujets, ils ont bien assez d’autres maladies spéciales à la peau. sous leurs grands poils, pour compenser.
Allop. : Bains durant trois jours, avec son bouilli contenant par : eau,
15 litres, sous-carbonate de soude, 250 grammes. Au sortir des bains, lotionner avee :
Solution quin Chaux vive..... 50 gr.
PO EE À Fleurs de soufre. 100 gT.
Pau sue 20e 500 gr.
Faire réduire avec les deux ingrédients ci-dessus à 1 litre.
On peut encore frotter, après les bains, le chien avec de la benzine. Dans l'un et l’autre cas ; éviter que le chien se lèche, et ne pas laisser tomber de la liqueur dans les yeux.
Pas de frictions astringentes qui répercutent la maladie sur les yeux ou les oreilles.
On peut encore, après les bains, frictionner avec :
Teinture d'iode.. MR Ur SAS Pr US dat ee 50 g1 Todure dé potassium PERTE 5 gr Haut PAPER 19 ne A den nn En 1! 500 gr
et faire précéder ce traitement d’une purgation. purg
Homæop. : (Voyez Rouge, Rouvieux.)
Lupus ou Dartre rongeante.
Allop. : Employer les caustiques : beurre d’antimoine, azotate acide de mercure, nitrate d'argent : bains sulfureux, eau phagédénique , etc.
Homæop. : Le médicament qui aurait le plus de chance de succès serait Kali-Hydriodicum, 1" décimale, 2 gouttes 3 fois par jour dans 3 ou 4 cuillerées d’eau, à continuer 8 jours de suite, et recommencer longtemps, en laissant 3 ou 4 jours d'intervalle entre chaque huitaine.
On peut, de temps en temps, suspendre ce traitement, et donner une se-
maine : Calc. carb. 12° D, 6/8, une cuillerée matin et soir, et l’autre semaine Silicea 12° D, 6/8, une cuillerée matin et soir.
S'il n’y avait pas amélioration, la semaine suivante on donnerait Clematis erecta 6° D, 6/8, une C. matin et soir.
Pour revenir après à Kali-Hydriod, traitement constitutionnel.
MALADIE DES JEUNES CHIENS. — Ce que les chasseurs nomment {4 maladie est une époque critique qui se présente chez des jeunes chiens au moment de la seconde dentition, quelquefois avant. La cause véritable de cette crise vient, selon nous, du changement anormal de régime que notre civilisation impose aux chiens : elle en fait des omnivores, et, pour les chiens courants, plutôt des granivores que tout autre chose. Or, le chien est carnivore avant tout. C’est pourquoi en revenant, tout simplement, à sa nourriture naturelle, on guérit la terrible maladie, ou, du moins, on la fait avorter : nous en avons eu maintes fois des exemples sous les yeux. Il est bien évident que ce moyen ne peut réussir qu’au début et avant qu'on n’ait laissé les symptômes s’aggraver etmontrer que tout l’organisme est malade.
Allop. : Ne pas abuser des purgatifs, mais les employer néanmoins comme révulsifs. Plusieurs poudres se vendent qui réussissent souvent. L’emploi du séton réussit aussi contre les convulsions, mais celles-ci amènent souvent la paralysie postérieure et alors tout est fini.
Homæop. : Sulf. 30° D), et Calc. carb. 12° D, 6/8, 3 C. par jour, alternés par jours pendant la durée du médicament : puis Phosph. acid. 6 D, 6/8, 3 C. par jour. Repos pendant quatre ou cinq jours, et donner ARhus tox. et Chin. 30° D), 6/8, 2 C. par jour, alternés jusqu’à épuisement. (Voyez Convulsions.)
MasTirE ou Mammite, Inflammation des mamelles.
Allop. : Les engorgements laiteux se traitent avec des cataplasmes de suie , d'oseille, de terre glaise imbibée de vinaigre, d’eau blanche, etc. On peut aussi essayer par les émollients : décoction de pavot, de belladone.
Si la suppuration s'établit, il faut traiter comme tout autre abcès : onguent de la mère, pommade de laurier ou de peuplier fortement belladonée, etc.
Homæop. : Pour commencer, et avant que la suppuration ne soit établie, donner :
Merc. vivus. 12° D, 6/8, alterné avec Bryonia 12° D, 6/8.
Lorsque l’inflammation n’a pu être conjurée par ces moyens, et que la suppuration est inévitable, pour hâter celle-ci, donner : epar sulf. 12 D, 6/8, une C. de 4 heures en 4 heures. Lorsque l’abcès est ouvert, soit spontanément, soit avec la lancette, pour hâter la fin de la suppuration, donner Silicea, 6 D, 6/8, 3 C. par jour.
Enfin, si l'ouverture restait fistuleuse, on donnerait Phosph. 12° D, 6/8, 8 C. par jour, ou encore Phytolacca de c. 3 D, 3 gouttes dans 12 C. d’eau, 3 C. par jour.
Comme moyens externes, maintenir les mamelles soutenues avec un bandage de corps et du coton. Lorsqu'il y aura eu suppuration, continuer, et lotionner plusieurs fois par jour avec de l’eau additionnée de teinture de Calendula.
une cuillerée toutes les 4 heures.
MéTeriTE ou Inflammation de la matrice.
Allop. : Cataplasmes sur les lombes; injections émollientes, tisanes chaudes ; diète.
Homæop. : Acon. 30° D), 2 g. par heure pendant un jour, puis Armc. 6 D, 6/8,4 C. par jour; enfin Sab. 12° D, 6/8, 3 C. par jour, puis 2 le lendemain et après. |
On peut aussi essayer Secal. cor. et Cauloph. 12° et 30° D, 6/8, 3 C. par jour. S'il y a un écoulement abondant, aqueux, leucorrhéique, par la vulve, on peut essayer encore Sepia, 12° D), 6/8, 3 C. par jour. Si l'écoulement est au contraire épais, crémeux, jaunâtre et que Solubilis ne l’ait pas amélioré donner alors Pulsat. 12° D, 6/8, 3 C. par jour.
NÉPHRITE, ou Inflammation du rein. — Douleurs aiguës, chaleur dans la région des reins, urine nulle ou très-pénible.
Allop. : Cataplasmes émollients sur les lombes, tisane graine de lin, diète.
Homæop. : Le traitement principal est Cantharis 6° D, 6/8, 3 C. par jour. Si les urines étaient sanguinolentes, ou même présentaient de véritables hémorrhagies, Thérébentine 3° D, gouttes 2/8, 3 C. par jour, ou plus souvent suivant l'intensité des accidents. Maïs avant tout, si l’affection peut être rattachée à un refroidissement comme cause occasionnelle, commencer le traitement par Aconit 6° D, 6/8, 1 C. de 4 h. en 4h. En même temps, maintenir sur la région rénale des cataplasmes ou mieux des fomentations chaudes d’eau de graine de lin.
OrcHITE, où Inflammation du testicule. — Parties gonflées, chaudes, douloureuses, fièvre ; le chien ne mange pas.
Allop. : Cataplasmes émollients et calmants avec morelle, douce-amère, ou belladone ; tisanes émollientes ; purgatifs légers. Frictions ammoniacales ou à la pommade d'iodure de potassium.
Homæop. : 2 médicaments principaux : Pulsatilla 6 D, 6/8, 1 C. 3 fois par jour ; ou encore Clematis erecta 6° D, 6/8, 1 C. 3 fois par jour.
OriTe, ou Inflammation de l'oreille. — Suintement séreux puriforme.
Allop. : Injections émollientes, puis astringentes : acétate de plomb, tannin, sulfate de zinc; séton réussit au cou. Chaque jour, 5 gouttes de liqueur de Fowler dans l’eau : purgatifs fréquents avec 4 g. aloës ; injection dans l'oreille de nitrate d'argent 1 gr. dans 30 gr. d’eau.
Homæop. : [Inflammation des oreilles, provient la plupart du temps d’un refroidissement ou d’un coup d’air; en ce cas, on peut traiter par Acon. et Bryon. 3° D, 6/8,3 C. par jour, alternant chaque potion.
Pulsatilla 12° D, 6/8, 2 C. par jour, un jour, alterner avec Solubilis 12° D), 6/8, 2 C. par jour le lendemain, et ainsi de suite, jusqu’à la fin des potions ; s’il s’est établi un suintement purulent ou muco-purulent, donner une semaine Calc. carb. 12° D, 6/8 1 C. matin et soir, et une semaine Silicea 12° D, 6/8, 1 C. matin et soir. Comme moyen externe, le meilleur est l'irrigation prolongée d’eau simple tiède, faite tous les jours, on remplit et on vide dans l'oreille malade, et cela 6 ou 8 fois de suite, un irrigateur Éguisier.
Si, au contraire, on ne connaît aucune cause probable ou prochaine, commencer le traitement par Werc. viv. et Spong. 12° D, 6/8, 3 C. par jour alternés, et voir ce qui va en résulter comme symptômes.
PARALYSIE. — On sait à peu près comment elle vient, mais on ignore absolument comment on la chasse ou on la guérit! Celle des reins est la plus commune, elle frappe les chiens à la suite de la maladie et surtout des convulsions et de la danse de Saint-Guy ; on essaie tout. mais.
Allop. : Antispasmodiques : valériane, camphre, assa fœtida ; sétons aux fesses, frictions excitantes sur la colonne vertébrale. Administrer tous les matins : extrait aqueux de noix vomique par 0, 50 gr., lavements d'eau avec savon et sel, sétons aux cuisses. Essayer le feu appliqué sur les reins.
Homæop. : La pareplégie (c'est-à-dire la paralysie du train de derrière) peut se traiter par 2 médicaments spéciaux à cet état : 1° Cocculus 12 ou 30° D, 6/8 1 C. 2 fois par jour, suivi, après 2 ou 3 jours de repos, de Mux vom. 12° ou 30° D), 6/8, de même, surtout s’il y a eu des convulsions. Lorsque la paralysie paraît avoir succédé à la maladie, cas dans lequel il y a lieu de supposer une altération nutritive des os ou du système nerveux de l’é-
LA
pine dorsale, on peut donner intérieurement avecles médicaments ci-dessus : 1 semaine, Calc. phosp. 12° ou 30° D, 6/8, 1 C. matin et soir.
Comme moyens externes, frictions thérébentinées le long de la colonne vertébrale, ou encore courants électriques.
PARTURITION où Mise-bas. — Cette opération n’est presque Jamais, dans l’espèce canine, une occasion de troubles et de maladie ; il faut ménager aux femelles un lieu tranquille, retiré, un peu sombre, où elles puissent accomplir seules leur œuvre. En tout cas, il est bon de donner d’avance, pendant quelques jours, une bonne et réconfortante nourriture à la chienne et quand on lui laisse plusieurs petits, de se rappeler qu’elle dépense beaucoup pour les bien nourrir et a besoin d’un traitement en conséquence. Il est toujours bon, cependant, de surveiller le travail de la mère, afin de pouvoir la secourir à temps, surtout si elle est faible ; sans cela on peut la perdre.
Homæop. : L'homæopathie possède un puissant moyen de préparer une bonne parturition ; c’est la Pulsatille, dont on peut, un mois ou deux avant l’époque présumée de la mise bas, donner quelques doses, 2 ou 3 jours seulement une cuillerée le matin, d’une potion faite, la première fois avec Puls. 12° D, 6/8, la seconde fois avec Puls. 30° D.
Pendant le travail encore, si les douleurs sont irrégulières, les efforts impuissants, le même médicament, employé alors à la 3° ou à la 6° D, 1C. d'heure en heure, régularisera et aidera le travail. Après la mise bas, pendant 2 jours, Arnica 6° D, 6/8, 3 C. par jour.
PÉRITONITE. — Le chien est triste et sans appétit : la fièvre se manifeste par un pouls petit, le ventre est douloureux, l’animal abattu. |
Allop. : Sangsues, cataplasmes sur le ventre, purgatifs et diurétiques à petites doses ; chaleur, diète.
Homæop. : Médicament principal : Colocynt. 3 D, Gtte IITdans 200 gr. d’eau, { cuillerée de 3 h. en 3 h. Si la péritonite paraît manifestement développée sous l'influence d'un refroidissement, commencer par Aconit 3° D, comme ci-dessus, et l’alterner avec Colocynth. Ce dernier médicament correspond aux douleurs excessives, à l’agitation, à la position courbée, aux vomissements verdâtres, à la diarrhée,
Si la péritonite paraît à la suite d’une blessure, on commencerait alors par Arnica 6° alterné avec Aconit &.
ee
ParxiriaAse où Maladie des poux. — Le chien se gratte et se déchire. |
Allop. : Frictions à l'huile de pétrole ou à la benzine ; bains sulfureux et frictions ; l'essence de térébenthine réussit bien aussi.
Homæop. : Sulf. 12° D, 6/8, 3 C. par jour, s’y reprendre à quelques jours d'intervalle. [1 faut toujours y joindre des frictions extérieures avec un corps gras quelconque, lequel, bouchant les trachées des insectes, les tue sûrement. — L'huile de pétrole, recommandée plus haut, ne convient que mieux.
Prryriasis ou Dartre furfuracée, farineuse. — Affection très-fréquente aux oreilles, aux coudes, au nez.
Allop. : Bains et lotions émollients, bains et frictions sulfureux. ,
Homæop. : Médicament principal : Arsenicum 6° à 30° D), 6/8, une cuillerée 2 fois par jour ; repos 4 jours, puis recommencer, en variant toujours la dilution. — On peut, pour laisser reposer d’Arsenicum, interposer de temps à autre une potion de Mezereum 6° D, 6/8, 2 C. par jour.
PLaïEs. — Les plaies peuvent provenir souvent d’une cause extérieure ; elles sont donc très-simplement séparées de toutes les autres lésions sous ce rapport, mais, de quelque part qu’elles viennent, toutes ont, entre elles, un certain rapport qu’il est bon de remarquer. La vitalité est très-grande, en général, chez le chien; cependant toute plaie tendant à dégénérer par la suppuration , 1l faut une grande propreté dans son traitement.
Quand la plaie est une piqûre ou une déchirure, il faut avant tout extraire tous les corps étrangers, débrider s’il est nécessaire, puis, une fois la plaie propre, la soustraire au contact de l’air et lotionner avec teinture d’aloès étendue d’eau, ou de vin aromatique. On la couvre quelquefois aussi de poudre de gentiane, de quinquina ou, tout simplement, d’écorce de chêne ou tan. Avant tout, on réunit les lèvres de la plaie par un point de suture, où du diachylon.
Les brûlures demandent des bains froids, des compresses et des lotions astringentes : on les panse avec du cérat opiacé ou saturné.
Homæop. : (Voyez Blessures, pour ce que nous avons dit du Calen-
dula.) Nous ajouterons ici que lorsqu'il s’agit spécialement de plaies par instruments piquants, il faut toujours, indépendamment des soins locaux, faire prendre une potion de Ledum palustre 6° D, 6/8,3 C. par jour.
Quant aux brûlures, les applications de compresses alcoolisées et additionnées de quelques gouttes de teinture d'Urtica urens sont le meilleur pansement. En même temps, à l'intérieur, Cantharis ou Rhus toxic. 6° ou 12° D, 6/8, 1 C. de 4h. en 4 h.
PLEURÉSIE. — Chutes sur le thorax en sautant, refroidissement et changements brusques de température, telles sont les causes de cette maladie chez le chien : on la reconnaît à une
toux courte et petite, respiration accélérée, tristesse, perte d’appétit de l’animal.
Allop. : Au début, saignées faibles, répétées, de 100 g. ; sinapismes sur la poitrine ; tisanes de tilleul, bourrache, sureau émétisées à 0,10 centig. : 2 à 4 fois par jour, prises de salpêtre ; diète ; sétons au besoin sous le ventre, calomel et digitale.
Homæop. : Lorsqu'on sera sûr du diagnostic de la pleurésie, dont :le signe extérieur le meilleur est une respiration entrecoupée, accompagnant une matité à la percussion s'étendant à tout ou presque tout un côté de la cage thoracique, et dont le maximum doit être du côté du sternum si l’animal est debout sur ses 4 pattes, et varie si on le lève sur ses 2 pattes de derrière, et est alors du côté des fausses côtes. On commence par Aconit 3° D, Gite TITI pour 200 gr. d’eau, s’il y a eu refroidissement. — S'il y a eu un coup ou une chute, on alternera avec Arnica 6° D, 6/8, de 3 h. en 3 h. — Sinon, pendant 1 jour ou deux, ce sera Bryonia 6° D, Gîte III, dans eau 200 gr. qu’on alternera avec À conit.
Si, au bout de 2 ou 3 jours, on remarque que la respiration est de plus en plus gênée, et que la matité dans n’importe quel sens augmente en étendue, ce qui est un signe qu'un épanchement de liquide existe dans la cavité de la plaie, on aura recours alors à Cantharis 3 D, Gt IIT, dans 200 gr. eau, 3 C. par jour, et successivement, à mesure du mieux, changer la dilution, et passer par la 6°et la 12°.— Avec ce médicament seul continué avec persé-
vérance, on doit résoudre complétement les épanchements pleuraux résultant de l’inflammation des plèvres.
Voir Hydropisie de poitrine.
PNEUMONIE ou Fluxion de poitrine. — Le chien montre une soif ardente, de la tristesse; reste couché, tousse souvent et Jette une matière sanguinolente ; sa respiration est accélérée, les muqueuses sont jaunâtres.
Allop. : Au début, saignées, et même traitement que Pleurésie.
Homæop. : Acon. 30° D), et Bryon. 6° D, 6/6 1 C. d'heure en heure, espaçant àmesure qu’on voit s’amender les symptômes, mais rester à 3 C. par jour jusqu’à guérison, alternés toujours ; donner alors Chin. 12° D, et Sul. 30e D), 6/8 2 C. par jour, alternés aussi pendant une semaine.
On peut encore, après 2 ou 3 jours d'usage d’Aconit, lui substituer Phosphorus 6° D, 6/6, 1 C. d'heure en heure ou de2 heures en 2 heures, alterné avec Bryonia (Phosphorus est le médicament spécifique de l’inflammation du parenchyme pulmonaire. — Bryonia, l'est plutôt de celle de l'enveloppe, ou plèvre ; Aconit est le médicament de début, surtout quand il y a eu refroidissement ; mais il n’a plus de raison d’être au bout d’un jour ou deux.)
Pozyre ou Excroissance charnue. — Affection commune qui . demande la présence d’un vétérinaire instruit.
Homæop. : On pourra presque toujours en obtenir la chute ou la flétrissure à l’aide de Thuya occid. 30° à 200° D, 6/8, 1 C. matin et soir pendant 3 ou 4 jours, puis laisser agir longtemps, 1 mois, 1 mois 1/2, et recommencer, en changeant de dilution. — En même temps on touchera tous les 2 ou 3 jours le polype avec un pinceau trempé dans TAuyaT. M.
S'il s’agit de polypes des cavités nasales ou auriculaires, on peut varier le traitement, en donnant, intus et extra, Teucrium marum verum, à l'intérieur, de la 6° à la 12° D, et sans laisser l'animal si longtemps sans médicament qu'avec T'huya. — Toucher avec la T. M.
On peut aussi essayer Nitri acidum, 6° à 30° et même 200°, maïs ce médicament convient plus particulièrement aux cas de polypes siégeant sur les ouvertures naturelles au point exact où {a peau extérieure se change en muqueuse. — C'est là la sphère d’action exacte de ce médicament.
RÉTENTION D’URINE. — Les chiens sont sujets aux affections de la vessie se manifestant par ce symptôme. On reconnaît à leurs plaintes quand ils s'efforcent d’uriner, à leur tristesse, à la fièvre, au refus de nourriture ce qui les tourmente. Appeler un vétérinaire.
Essayer de la préparation diurétique suivante :
DALDAUTE 2 Pete ee naine Dee à 0 gr. 30 LANDIS IOS ER RENOM: 0 05 CHOPCDIDTO SR ME A neue ec 0 25
Ajoutez farine de graine de lin et eau, puis on forme une pilule à donner matin et soir.
Homæop. : Acon. 12 D, 2 g.puis au bout d’une demi-heure, Canth. 30°
6g., souvent la rétention cesse. S'il en est autrement, on fera prendre Petrosel. 12° D), ou Hyosc. nig. 12° D, 6 g. à la fois.
RHUMATISMES. — Douleurs dont la plupart des chiens sont frappés quand ils ont beaucoup servi et que l’âge arrive. Tous les chasseurs connaissent cela, maïs bien peu parviennent à les guérir; presque tous, même, n’y essaient pas et. ils ont souvent raison !
Allop. : Purgatifs légers, boissons émétisées, frictions de pommade à la belladone, la jusquiame ou l’aconit. Tenir au chaud, frictions d'essence de térébenthine, alcool camphré, appliquer un séton.
Homæop. : On peut, en employant les moyens extérieurs de caléfaction, tels que l’enveloppement des parties malades dans de la laine, et les boissons délayantes, obtenir de puissants effets avec : Aconit, au début, 2 jours, 3° D, Gtte 3 pour 200 gr. d’eau, 1 C. de 3 h. en 3 h. — Puis, passer aux médicaments spéciaux suivants, que l’on alternera ou non avec Aconit continué selon qu'il y aura ou non persistance de la fièvre.
Ce sont :
1° Bryonia 6° D), Gtt& III dans eau 200 gr., 1 C. de 8h. en 3 h., si le moin-
dre mouvement , attouchement, augmente la douleur, ce qui force l’animal à une immobilité absolue ; ou :
29 Rhus tox. 6° D, Gttæ IIT dans eau 200 gr. 1 C. de 3 h. en 3 h., si au contraire le mouvement paraît soulager la douleur, ce qui fait que le malade change souvent de position.
Enfin, un médicament que l’on donnera, avec succès certain, lorsque le
rhumatisme paraîtra plutôt musculaire qu'articulaire, est Actœa racemosa 3° D, Gîtæ TIT dans 200 gr. d’eau, 3 C. par jour.
RouGE ou Rouvieux.
Homæop. : R. Assa fœt. 6° D, Arsen. 12° D, alternés par semaines, 6/8 3 C. par jour, puis laisser un repos d’une semaine et recommencer ; l’affection est très-rebelle quand elle est ancienne ou que les plaques suppurent ct tendent à l’ulcération.
SARCOCÈLE ou Tumeur du testicule. — Grave. Les coups, les chutes provoquent cette affection.
Allop. : Bains émollients, sangsues, pommade à l’iodure de potassium.
Homæop.: Spongia 6° à 30° D, 6/8, 2 C. par jour. — On peut, de temps à autre, varier, et donner Conium mac. 12° D, de même, ou encore Agnus castus 6° D),
SCoRBUT. — Plus commun qu’on ne le croit dans beaucoup de chenils. Le chien est faible et refuse de marcher, les gencives sont molles, saigneuses.
Allop.; Changer de régime et le donner meilleur. Toniques et amers, gentiane, quinquina, cochléaria : deux fois par jour, une cuillerée à café de teinture ou vinde quinquina et, chaque matin, une prise de rhubarbe, 0 gr. 5.
1 semaine
Homæop. : VNatron muriat. 12 D), 6/8,1 C. matin et soir. | l’un, 1 se-
Merc. corros.12° D, 6/8, 1 C. matin et soir. maine l’au- , re,
Sil survenait de la périostite maxillaire, avec suppuration et carie os-
seuse, il faudrait avoir recours alors à Phosphorus 12° D, 6/8, 3 C. par jour.
STOMATITE où Inflammation de la bouche. — Rare.
Allop. : Boissons adoucissantes, régime lacté.
Homæop. : Médicament principal, Herc. solub. 6° à 12° D, 6/8, 3 C. par jour.
S'il y a des aphtes ou du muguet, on donne alors avec beaucoup d’avantage Borax 3% trit 0,20 centig. pour 200 gr. d’eau 1 C. de 4 h. en 4h.
Hors le cas d'aphtes ou de muguet, insister sur Merc. L'on peut donner corrosivus au lieu de solub., que l’on peut suspendre pour y substituer Nitri acid., en cas d’ulcération, d'hémorrhagie des gencives, de salivation fétide.
Tiquers, Tics, Louvets, Pous de bois.
Allop. : On frotte le chien avec la lotion suivante :
LUE SRE ANT ENTRE CCS RO Re 1 litre.
RO ES ve de D ONE Je CAUSE 20 gr
ROM IA ÉD LTRSLS NS Au AMEN ent 6 ANOPIPE: 100 gr ULCÈRE.
Allop. : Cautériser avec eau phagédénique, chlorure de chaux ou nitrate d'argent, puis couvrir de quinquina en poudre ou gentiane. On peut couvrir d’abord de camphre ou sulfate de zinc, ou charbon.
Homæop. : Contre ceux qui envahissent les oreilles, Ars. 12° D, Sulf!. 30° D, 6/8. 3 C. par jour. alternés tous les quatre jours; puis, essayer Aran. diad. 6 D, de M. Prost-Lacuzon, 4 C. tous les deux jours pendant 8 à 10 jours.
L’ulcère suppurant abondamment, essayer encore Silicea 6° D, 6/8, 3 C. par jour. En même temps, lotionner avec de l’eau additionnée de Calendula T. M. comme une plaie quelconque.
Urérrire. (Voyez Acrobustite.)
VENINs. — Les chiens sont souvent exposés à être mordus ou piqués pardes animaux armés de venin : la vipère, les guêpes, les abeilles sont à craindre. Aussitôt que le chien est mordu par la vipère, il convient de pratiqueruneligature sur le membre, à moins que ce ne soit à la tête, ce qui n’arrive malheureusement que trop souvent. Il faut alors bien presser la plaie, l’agrandir même avec un canif, si l’on n’a pas d’autre outil sous la main, et la laver avec quelques gouttes d’ammoniaque. En même temps, faire boire à l’animal de l’eau avec quelques gouttes d’ammoniaque au premier moment, et mieux d'acide phénique dont un chasseur doit toujours être muni. Administrer ensuite trois à quatre fois par heure de l’eau ammoniacale ou mieux mélangée d'acide phénique au 10°. Que l’on n’oublie pas que les deux liquides indiqués brûlent et cautérisent.
Homæop. : Contre les accidents suivant les morsures venimeuses, qui sont le plus souvent de la prostration, des sueurs froides, un gonflement général du membre mordu ou de tout le corps, de la gangrène, on pourra
toujours, indépendamment des moyens ci-dessus, pour l'extérieur et le premier moment, donner avec quelques chances 2 médicaments fondamentaux, alternés de 1/2 h. en 1/2 h.
Ce sont : Arsenicum 3 D, Gttæ III, eau 200 er. et Lachesis 3° D, Gttæ III, eau 200 gr.