BRAQUE COURTE-QUEUE
Type, avec les picards dont 1l est probablement un démembrement, des braques français. C’est, à notre avis, le meilleur de tous dans les halliers, les ajoncs, les haies et les épines qu'il n’a pas l’air de craindre et au milieu desquels il s’élance avec un entrain admirable.
Recommandons aux amateurs les braques sans queue du Bourbonnais. Cela est sage, dur, intelligent, doué d'un excellent nez, arrêtant de race, passant partout, bravant haies, halliers, ajoncs, rivières : tout leur est égal. Malheureusement la race est rare, et.les chiens se
vendent très-cher. En 1869, un garde de la forêt de Senart me demandait bravement 600 fr. d'un braque de cette espèce.., parce que c'était moi! un voisin! Et il n’était pas dressé : le chien, non le garde.
À vrai dire, en achetant ces chiens, il faut savoir ce qu'ils valent, car leur figure ne prévient pas en leur faveur. Ils sont blancs, grivelés ou tachetés; leurs formes sont lourdes, dégingandées, désunies, raboteuses, un peu comme celles d’une vache maigre; mais, sous le fusil!.… on ne regarde plus que leur nez et leurs yeux.