ANCIEN BRAQUE ALLEMAND
(D'après Ridinger.)
ques types très-voisins des chiens ardennais de Saimt-Hubert. Cela n’a rien d'étonnant, vu le voisinage.
Quant aux chiens d'arrêt, 1ls sont remarquables par leurs formes lourdes et peu élégantes, analogues à celles du peuple qui les conduit. Il y en avait un bon exemple sous n° 324, classe 49 , à la dernière exposition. C’était un braque noir, grivelé de blanc sombre, qu'on avait étiqueté chien belge, bien à tort.
On trouve en ce pays, un chien doguin que l’on emploie à la chasse du blaireau et que l’on croit originaire de ces contrées. Il a la taille d’un chien d’arrêt ordinaire ; la robe isabelle clair. Tête large et épaisse en arrière, museau court, déprimé ou fendu, incisives souvent irrégulières et mal rangées, mâchoire inférieure proéminente, yeux grands, regard sombre : tel est le portrait de ces chiens ; au demeurant, fort laids animaux.
Les bassets sont extrêmement nombreux en Allemagne et quelques races ont les oreilles tellement énormes qu'elles traînent jusqu’à terre. D’autres, petits, noirs et ras, nous ont été exhibés à la dernière exposition de chiens par un marchand qui en avait importé une meute d'un aspect presque burlesque. En général, ils sont à poil grossier mais lisse, à couleurs variées, noirs ou bruns sur le dos, rouges sous le ventre, le plus souvent quatrœillés. On les emploie, en ce pays, même à chasser le sanglier, qu'ils attaquent avec fureur, et dont ils savent parfaitement éviter les coups de boutoir. Prudents et ardents, ils sont rarement blessés. Cependant, il est ben de remarquer que leur emploi le plus ordinaire, là comme ailleurs, consiste à chasser le chevreuil, le lièvre et le renard.