‹ Les chiens du MontSaintBernard melodrame en cinq actesChapitre 55 sur 79 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

CUAMFLEURY, JOANSES, L1ÉTARD, le Goidi.

joamhes.

Est-ce qu’il y a vraiment de quoi avoir peur?

CDAMPrCECKT.

Tl a* forme et descend là-bas , là-bas, un eré coquin d’ brouillard qui va nous cracher d' la neige & la figure avant ce soir. ( Désignant un point du ciel.) T’nez, v'ià P vent qui P précède; baissezvous !

JOAIKES.

Nous baisser! allons dune!

cbampfleciy, exécutant avec Liétard et le guide ce qu'il a commandé.

Allons donc! vous allez voir.

«oankes, resté debout et décoiffé par la bouffée de vent.

Ale! mon chapeau!

CDA MPFI-El-RY.

Tenez! le voilà qui décampe tout seul comme un grand garçon.

joaixes, voulant le rattraper.

Sacrebleu !

CD MM»FLBOIY.

Faut en faire votre deuil, voyez-vous... autant de fricassé ! il s'en va dans le Piémont... Bon voyage!

liétaud, se relevant.

Je voudrais bien y arriver à sa place, dans le Piémont.

ciahMliokv.

Pas par la même route?

LlfcYARD.

Ali! si vous saviez avec quelle impatience sont attendues les nouvelles que j'apporte!...

C1AUVFLB0SV.

Alors continuons, à la grâce de Dieu!

Il «’apprôtr * descendre par 11 droite.

joaüses, à son guide.

Et nous aussi. ( Déjà sur te sentier à gauche, il regarde ù ses pieds.) Tiens! tiens! tiens! qu’eslce que c’est donc que ce p’lit animal qui se roule I dans la neige?

CDAUFFLCCRV.

Où donc?

JOANIfCS.

Tout prés du sentier, au dessous de nous... ce i n'est pas un chamois, il est tout noir.

LliTAKD.

C’est peut-être un ours!

joah nés, voulant prendre sa carabine.

Si je lui faisais son afTaire?

CBAMPFLEtrRv, de loin , V arrêtant du geste.

Vous avez donc la caboche détraquée! (Bruit.) Quand les glaciers de là-haut craquent qu'on en sent remuer la montagne, vous allez, avec vos

coups de feu , détacher quelque vorace d'avalanche qui viendra jusqu’ici nous avaler tous et p'tétrebien uu village ou deux par-dessus P marché, cai fai ata, hors la seine.

Au secours! au secours!

LlfcTAta.

Oh 1 bon saint Benoit t

ch a ar fleury, regardant.

Vous allie* faire une belle besogne avec votre carabine!

Lit T Alt).

C’est un pauvro petit enfant qui se traîne à quatre pattes.

la vorx.

Au secours ! au secours !

eu ahpfleci’.y , qui descend dans le «entier, tendant son bâton ferré.

Par ici, petit, par ici, tu tomberais dans 1 ruelle de cc côié-là ; prends le bout de mon bâton LitYARD, l'enlevant.

11 peut à peine... ses mains sont gourdes.

loois.

Oh! venez, monsieur, venez auprès de maman.

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