‹ Les chiens du MontSaintBernard melodrame en cinq actesChapitre 66 sur 79 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Le théâtre représente l'entre-deux d'uu précipice aussi éloigné de son ouvertura que du fond ; espèce de vaste eutonnoir composé de roche* déchirées et noires, dont les ressauts, kitarrement taillés par la nature .présentent d'étroites plates-formes, de sombres excavations , et des pierres lissées par l'eau qui les use incessamment et qui sc perd dans un gouffre si profond qu'on n'en entend pas la chute. Des mousses ,des lichens , quelques branches d’arbre à moitié pourries, soutiens trompeurs, jetés ('a et 11 b travers les crevases béantes et fangeuses des rochers. Au lever du rideau , b mesure que In toile monte, on entrevoit au fond, par une large échappée, les eaux du torrent et quelques aiguilles de glaciers. A gauche du spectateur, un tronc mousseux, entièrement dépourvu de feuilles , s'étend au-dessus d'une roehe pinte, l'un des rares points d'arrêt de ce désolé séjour ; à l'une des branches nues du troue, s’agite l’enfant d'Alix, arrêté dans sa ebute par ses vetemen».

Page 1