‹ Les chiens du MontSaintBernard melodrame en cinq actesChapitre 75 sur 79 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

ALIX, seuls, à la porte ; elle les regarde s'éloigne t et descend les marches du perron; lorsqu ils ont disparu , elle vient s'asseoir sur le banc de pierre en bas du perron de l'hospice.

Ah! j’ai trompé leur surveillance 1 ... Me voilà libre enfin !... Ils ne songeront plu» à me retenir.

Des soins, des consola lions; mais je n’en veux pas... j o veux mon enfant ; c’est mon existence !... Ce n est pas du corps que je souffre... Ma vie, elle était dans mon enfant... elle est au fond du gouffre. Mais comment est-il tombé?... d’où vient que je n’y suis point descendue?... 11 faut que je sois devenue folle ou qu’on m’ait emportée ; je ne me souviens de rien que d'une chute horrible qui m’a fait froid comme la lame d’un poignard, et puis j’ai cru mourir, et c’était un long sommeil... Dor- ! mir après cela! mais d'un sommeil envoyé de . l’enfer... qu’une voix enfantine et souffrante venait tourmenter sans l’interrompre ; j'entendais des sanglots, sans pouvoir y répondre -, je voyafs | de petits bras étendus vers moi... et les miens ne pouvaient se détacher de mon corps engourdi : c’était l’agonie de l’innocente créature... et la mienne... 1a mienne dure encore !... mais elle va finir...

Elle »e lève «ta banc où elle «'était attise et cherche h marcher; la force lui manque, et, «prêt avoir traverse U | neige, elle est obligée de chercher un appui pour sa soutenir,

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