IX. Tourneurs
Maître Foulques avait donné des statuts à tous ces artisans. Ceux qui y contrevenaient étaient cités à son tribunal et s’ils faisaient défaut payaient une amende de quatre deniers. Enfin, sur l’ensemble de ces métiers, le charpentier du roi prélevait une somme de 18 deniers par jour, et avait droit, le jour delà Toussaint, à « une robe, » c’est-à-dire à un habillement complet, de la valeur de cent sous 3 .
I. Les huchiers ou huchers fabriquaient les lourds meubles de l’époque, huches, buffets, bancs, armoires, etc.
1 Livre des métiers, titre XLVII,
2 Merrain.
3 Article 8.
II. Les huissiers, dits aussi uissiers, faisaient des huis ou portes.
III. Les tonneliers formèrent de bonne heure une corporation distincte; mais, en souvenir sans doute de leurs anciens confrères, l’ordonnance du 30 janvier 1350 les nomme charpentiers de tonneaux.
IV. Maître Foulques avait fait jurer aux charrons de ne mettre à une charrette aucun essieu qui ne leur pût paraître suffisant s’ils étaient charretiers : « que il ne metroient nus essiaus en charete, se il n’estoient aussi souffisans comme il vorroient c’on les leur meist se il estoient charetiers 1 * . »
V. Dans les statuts dressés par maître Foulques, les couvreurs sont nommés « couvreurs 3 et recouvreurs 3 de mesons. »
VI. Les lambrisseurs ou faiseurs de lambris sont ici nommés « lambroisseurs 4 . »
VII. Les faiseurs de nefs ou constructeurs de bateaux sont dits «faiseurs de nez 5 . » La Taille de 1292 les nomme « charpentiers de nés, » et nous apprend qu’ils étaient alors au nombre de deux seulement. La Taille de 1313 en cite un seul, ainsi qualifié : « qui euvre es nés. »
VIII. Les cochetiers construisaient sans doute des coches d’eau, bateaux distincts des nefs.