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Les choroïdites n’échappent pas, elles non plus, à cette ‘règle; la membrane vasculaire da l’œil aura des modes réactionnels relativement limités en face du grand nombre d’agents infectieux responsables de son altération; si bien qu’il est permis de parler de syndrome choroïdien pour désigner l’ensemble des manifdstations pathologiques apparaissant au niveau de son parenchyme, sous réserve de légères modifications apportées par l’un ou l’au-' tre de ces facteurs en cause et qui pourront donner naïissance à quelques formes cliniques étiologiques.
On distinguera ainsi deux grandes variétés d’inflammations choroïdiennes : la choroïdite plastique ou exsudative, et la choroïdite purulente.
Nous ne nous occuperons ici que de la première et sans tenir compte, pour le moment, des nombreuses formes décrites, nous essayerons de dresser un bref tableau du syndrome choroïdien exsudatif en général, d’où il nous sera possible ensuite de dégager plus clairement la physionomie des choroïdites subaigués exsudatives circonscrites.
Dans une étude séméiologique de choroëdites plastiques, on doit sans doute tenir compte des signes d'atteinte de la membrane elle-même, mais aussi des symptômes dus aux rapports qu’elle contracte avec les organes voisins et qui font partie intégrante de son histoire clinique. On se souviendra donc, qu’elle est en contact intime avec la rétine, le corps ciliaire, les espaces supra-choroïdiens et la papille. Nous examinerons les symptômes subjectifs, puis les objectifs.
Signes subjectijs des choroïidites plastiques en général Voyons d’abord les signes subjectifs : il existe en pre-
mier lieu des troubles de la vision, souvent assez mal définis. Ce sont des brouillards gênants, des nuages s’éten-
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dant sur les objets sans les cacher, scotome ne “ie inquiète le patient par sa persistance:
De la micropsie, ou de la macropsie. impression curieuse que possèdent ces malades de voir les images des objets ou plus petites ou plus grandes qu’elles ne le sont en réalité.
» De la métamorphopsie, surtout accusée pour les lignes droites qui semblent brisées, ou les lettres qui prennent des formes anguleuses.
. Ces phénomènes traduisent la participation des cellules rétiniennes sous-jacentes disloquées par l'œdème intercellulaire. ®
Des photopsies ou phosphènes telles que sensations de flammes, d’étincelles blanches ou colorées, réactions lumineuses que l’on explique par lirritation mécanique de lépithélium sensoriel de la rétine.
- De la myodésopsie ou perception de mouches volantes, s’expliquant par la présence de corps flottants du vitré.
Une diminution du champ visuel correspondant à la zone atteinte par les exsudats; ou bien encore une chute plus ou moins marquée de lacuité visuelle, si la région maculaire est intéressée.
L’examen montrera des signes objectifs de la plus haute valeur.
Les symptômes extérieurs d’inflammation sont rares, bien que parfois la propagation au corps ciliaire ou à l’espace supra-choroïdien les rend manifestes.
C’est essentiellement l’ophtalmoscope qui permet d’observer les lésions choroïdiennes. On découvre ainsi des plages de couleur blanc grisâtre, de taille et de situation variables, légèrement en relief et correspondant à des zones œdémateuses où les cellules mobiles sont venues s’accumuler.
Des taches exsudatives de colloration jaunâtre, aux contours mal définis. On voit à leur niveau les vaisseaux
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rétiniens légèrement! soulevés. Ces productions peuvent disparaître sans laisser de traces où bien il subsistera, au contraire, une cicatrice aux bords généralement pigmentés, résultant d’un remaniement fibrineux et pigmentaire, mais aussi d’un amincissement de la membrane laissant voir la sclérotique en regard.
Il faut, en outre, signaler les variations de couleur du fond de l’œil provoquées par la congestion de la choriocapillaire, et qui apparaît spécialement dans la région maculaire, d’un rouge anormalement vif par rapport aux zones non atteintes.
A un degré de plus ce prôcessus fluxionnaire donne naissance à des hémorragies qui fusent dans les couches dé la rétine.
La papille, lorsque le foyer choroïdien en est assez proche, n’est pas exempte d’altérations, et présente soit un aspect de stase avec des limites indécises, soit un aspect congestif de coloration allant du rose au rouge plus accentué.
Les grandes lignes du syndrome choroïdien plastique étant ainsi définies, nous voici arrivés au centre de notre travail, c’est-à-dire à la symptomatologie propre des choroïdites subaiguës exsudatives et circonscrites d’origine tuberculeuse.
En abordant cette étude, nous n’avons évidemment pas pas la prétention de révéler des signes nouveaux de la souffrance choroïdienne, mais de montrer le groupement particulier des symptômes, qui donne un cachet très spécial à la forme clinique en question.
Les observations, sur lesquelles nous nous fondons pour établir le faisceau symptomatologique de ces choroïdites, réunissent des faits qui, à une lecture rapide, peuvent paraître assez disparates et difficiles à ordonner en un tout homogène; c’est une diversité seulement apparente et qui