JONAS, Vita Columbani, h, 9, éd. Kkusch, p
5. Voir ce portrait dans AT. G., S. S. R. M., V, pl.20et les conclusions y relatives de MM. Krusch et Levison [ibid., p. 117 et 734).
sure insulaire en Armorique. Elle resta en vigueur à Landévennec jusqu'en l'an 818 '. Ceux qui s'établirent en Galice la propagèrent dans cette région, mais les pères du quatrième concile de Tolède, réuni en 633, en conçurent du déplaisir et en réclamèrent la suppression. La manière dont ils dépeignent la tonsure condamnée n'est pas, à la vérité, très précise : les clercs de Galice auraient porté les cheveux longs comme les laïques, et se seraient contentés de tondre un petit cercle sur le sommet de la tête 2. La tonsure celtique, transportée auloin, dans uneEgliseétrangère. peut bien avoir subi des modifications. Elle peut aussi avoir été gauchement décrite parles pères de Tolède, ou même en des termes volontairement exagérés. Telle quelle, cette description concorde pourtant encore assez bien avec le texte parfaitement clair de Ceolfrid. Quelle est l'origine de la tonsure celtique? Elle est vraisemblablement d'invention insulaire. Les druides d'Irlande portaient une tonsure 3. D'après un manuscrit de VHibernensis, ils se tondaient même la partie antérieure de la tête de aure ad aurem, à l'exception d'une mèche de cheveux qu'ils laissaient pousser sur le front4. Simon étant le mage ouïe druide par excellence et, de plus, le père de toutes les hérésies, on conçoit que le parti orthodoxe n'ait pas hésité à placer sous son patronage la tonsure honnie 3. Sans
1. D. Morice, Preuves, I, col. 228. — C. E. D., II, p. 79. —CI'. H. d'Arbois de Jcbainville, chez Le Men et Ernailt, Cartulaire de Landévennec {Coll. de docum. inédits sur l'hist. de France. — Mélanges historiques), Paris, 1886, p. 539.