Thés. Pal., I, p
n'a été édité dans Migne que quelques lignes du début précédées de quelques vers *.
Sur les Evangiles et sur les Epîtres de saint Paul nous possédons divers travaux. Aileran le Sage (-j- 664) a laissé une explication mystique et morale des noms des ancêtres du Christ, Interpretatio mystica progenitorum Christi2. L'édition reproduite dans Migne est celle de Fleming. Elle est incomplète. Charles MacDonnela publié, en 1861, ce qui y manque, d'après un manuscrit de la Bibliothèque impériale de Vienne 3. Le traité d'Aileran se trouve inséré là dans une œuvre inédite de Sedulius Scottus, le Collectaneum in Mattheum.
En fait de travaux exégétiques, Sedulius a laissé des Explanationes in praefationes sancli Hieronymi ad Evangelia, des Explanatiuncula de breviariorum et capitulorum canonumque differentia, des Explanatiuncula des arguments de saint Matthieu, saint Marc et saint Luc, un commentaire sur les dix canons d'Eusèbe, et surtout un Collectaneum in epistolas Pauli, compilation dans laquelle on découvre notamment de nombreux emprunts au commentaire de Pelage4.
Un manuscrit de la Bibliothèque universitaire de Turin (F. iv, 1; viie/vnie siècle), écrit par un scribe irlandais, renferme le texte latin d'un commentaire sur saint Marc surchargé de gloses, les unes latines, les autres gaéliques s.
1. P. L.,XCIX, 821-822. Cf. Irish Theological Quarterly, iv, 1909, p. 62.
2. P. L., LXXX, 327-342. — M«r Healy (Ane. Schools, p. 206), W. Bright (Early English Church Hislory, p. 160) et Douglas Byde {Literary History of Iretand, p. 197) font d'Aileran un lecteur de Clonard.