R. Allen, C. A., p
9. Art. Calice du Dictionnaire d'arch. chr. de D. Cabrol, col. 1630-1632.
magh, aurait transporté au delà du Shannon cinquante cloches. Ce texte fait allusion à ces petites cloches portatives, hautes de 15, 20 ou 30 centimètres, qui étaient seules connues anciennement dans les chrétientés celtiques. Presque tous les pays évangélisés ou visités par les saints bretons ou scots conservent encore quelques exemplaires de ces clochettes, auxquelles s'est également attachée la vénération séculaire des fidèles. En Irlande, on voit un évêque recevoir. à son sacre, entre autres insignes, un bâton pastoral, et une clochette '. Ces clochettes servaient à appeler moines et fidèles à l'église. Elles étaient aussi employées, à l'occasion , comme instrument de malédiction. Le saint offensé par un chef de clan maudissait celui-ci en frappant sa cloche du bout de son bâton2.
Les plus anciennes de ces cloches portatives sont d'une fabrication extrêmement simple et tout à fait dénuées de valeur artistique. Deux pièces de tôle ployées, fixées l'une à l'autre par des rivets, de manière à obtenir une forme quadrangulaire ; une poignée au sommet ; un battant de fer à l'intérieur ; le tout plongé dans un bain de bronze, tels étaient les matériaux et le mode de fabrication employés. La cloche de saint Patrice, conservée à Dublin, est citée comme la plus ancienne relique de fer de l'époque chrétienne 3.
A dater au moins du ixe siècle, on se mit à fondre des petites cloches de bronze, auxquelles on conserva la l'orme quadrangulaire des cloches de fer antérieures. Celles de saint Fillan (musée d'Edimbourg)4, de Clo-