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•i. Muta, XIX, "41.
S. D. MoniCE. Preuves, I, 442-44:-!.
l'exécrable personnage qui se dit « archevêque », mais qui n'est qu'un « archi-loup » (non tant archiepiscopum quam archilupum) '. Un très grand nombre de membres du clergé inférieur se laissent corrompre par le scandaleux exemple de l'épiscopat.
Les papes, on le pense bien, ne restèrent pas impassibles devant un pareil abaissement des mœurs et de la discipline cléricales. Après la déposition de Budic, Léon IX plaça sur le siège de Nantes un abbé de Saint-Paul de Rome, nommé Airard, qui s'appliqua à empêcher l'intrusion des laïques dans les bénéfices ecclésiastiques et à amender les mœurs du clergé. Mais, ce prélat et son entourage s'étant montrés impérieux et offensants pour les Bretons, ceux-ci les chassèrent en 1054 2.
Le clergé séculier ignorant, corrompu, à la merci des seigneurs laïques, était un mauvais instrument pour l'œuvre de réforme que Rome avait à cœur d'accomplir. On dut recourir aux moines. La Bretagne possédait déjà un grand nombre de monastères. Les ducs de Bretagne, les évêques, les barons zélés pour la bonne cause, firent appel, en outre, aux abbayes françaises de Marmoutiers, de Saint- Florent, de Saint- Aubin et de Saint-Serge à Angers, du Mont Saint-Michel, pour obtenir le plus grand nombre possible de religieux à qui confier le relèvement spirituel et moral des paroisses. Non seulement, « par les efforts et les exemples de ces moines, les églises furent gouvernées selon les canons, le service religieux soigneusement entretenu et les mœurs chrétiennes relevées dans toutes les classes de la société3 », mais, tout en cultivant les
1. Vila S. Gilduini, chez Du Paz, Histoire généalogique de plusieurs maisons illustres de Bretagne, Paris, 1619, p. 502.