‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 30 sur 301 · Diodore, II, 47, 2 (d'après Hécatée d'Abdère · texte numérisé non relu

Diodore, II, 47, 2 (d'après Hécatée d'Abdère

5. Joyce, S. H., I, p. 250 sq. — Cf. H. d'Arbois, Les Celles, p. 54 et R. Cel., xxv, 1901, p. 86-87; Frazf.r, Golden Bov.gh, London, 1900, t. III, p. 259 sq.

6. Hymne deFiacc [Tr. L.,p. 409). — Cf. Joyce, S. H., I, p. 250.

faire prestigieux *. Tirechan, le biographe de saint Patrice, raconte que les filles du roi Loé^aire, lorsqu'elles allèrent se laver à la fontaine, sur les pentes du Cruachan, et qu'elles aperçurent Patrice et son clergé assemblés, les prirent pour des êtres surnaturels, pour des dieux de la terre ou des fantômes2.

Rien de plus tenace, dans l'imagination populaire, que ces croyances aux vertus sacrées des choses de la nature ou aux génies rustiques. Entretenues par des traditions ancestrales, elles persistent en dépit du christianisme et des progrès de la civilisation. Aujourd'hui encore les superstitions des pierres et des eaux, la croyance aux fées, tiennent la plus large place dans le folk-lore des pays celtiques 3.

g 8. — Influence des cultes gréco-romains et orientaux.

Dans quelle mesure les grands dieux des nations congénères ou voisines, ceux de l'Orient et du monde gréco-romain, ont-ils été adoptés par les Celtes des îles? Au dire de Tacite, il était facile de retrouver chez les Bretons les cultes et les superstitions de la Gaule A. Certains dieux, en effet, sont communs à tout le monde

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