Tacite, Agricola. xi
LES CELTES PAÏENS DES ILES BRITANNIQUES. fr
celtique, tels Lugus et Ogmios1. Le premier est appelé Lug dans la littérature épique de l'Irlande, le second Ogmé. Ce dernier, identifié, sans doute à tort, par Lucien, avec Héraklès2, passait pour être l'inventeur de l'écriture oghamique 3. D'autres divinités nous apparaissent comme propres aux insulaires : Nodons, Briganti, Dagda, Mider4. Mais, comme elles ne nous sont guère révélées que par la légende épique, nous ignorons si elles furent vraiment l'objet d'un culte populaire". Pourtant on a trouvé en Grande-Bretagne quatre dédicaces à la déesse Briganti, devenue en latin Brigantia et, en irlandais, Brigit, « la mère des dieux 6 » : une chez les Caledonii de l'Ecosse méridionale, une autre dans le Cumberland,les deux autres non loin de la ville de Leeds 7.
Les Romains n'ayant jamais pénétré en Irlande, il n'est point étonnant qu'on n'y trouve aucune trace de leurs dieux. Il en va autrement de la Bretagne. Non seulement les cultes de Rome, mais ceux de l'Orient y furent importés par les commerçants, les légionnaires et les colons. Dans une île voisine de la Bretagne, on célébrait, d'après Artémidore,des rites qui rappelaient en tous points ceux que l'on accomplissait en l'honneur de Dêmêtêr et de Corè dans l'île de Samothrace 8. Les inscriptions nous apprennent que Jupiter eut des adorateurs à Plumpton, près de Penrith, Sérapis à York, Hercule à York et à Carlisle. Sul ou Sulis Minerva à