H. d'Arrois, Introduction..., p
6. Tirecuas, Tr. L., p. 316-317. — Vie triparlite, ibid., p. 93, 103, 105. — D'après l'étymologie la plus en faveur aujourd'hui, le mot druide s'expliquerait par le composé dru-uid-s signifiant « très savant «.C'est l'opinion de R. Thurneysex, exposée chez A. Holder, Alt-Celtischer Sprachschatz, Leipzig, 1889 etc., s. v. Druida, et aussi de M. d'Arbois, Les Celtes..., p. 52, n. 1.
7. Dottin, Manuel, p. 273. Cf. E. Windisch, Tàin B6 Cûalnge [Irische texte, V, p. xuv).
de Patrice et de ses missionnaires il nous est parvenu plusieurs versions. On le rencontre, dans sa teneur la plus ancienne, en latin, chez Muirchu, déjà traduit sur un texte gaélique antérieur. En voici les termes : « 11 viendra uu homme à la tête rasée (littéralement : à la tète d'erminette), au bâton recourbé; son manteau aura un trou pour y passer la tète. 11 chantera de néfastes choses à sa table placée à Test de sa maison ; tous ses gens répondront : fiât, fiât * ».
On a cru découvrir une autre preuve indirecte du rôle prophétique prêté par les Scots à leurs druides, lis auraient pratiqué un mode spécial d'ornithomancie qui consistait à prédire l'avenir, non pas par le vol des oiseaux, mais par leur chant. Le roitelet servait spécialement à ces consultations augurales; et c'est pour cette raison qu'on lui aurait donné le nom de magus avium. Mais cette expression latine, rencontrée dans une vie de S. Moling, n'a très probablement pour origine qu'une étymologie fantaisiste du mot irlandais dren qui désigne le roitelet. On aura décomposé ce mot en drui-èn, c'est-à-dire « druide des oiseaux 2 ».
La magie, au temps de Pline, était en grande faveur en Bretagne 3. Cet auteur appelle les druides magi. C'est le nom qui leur est aussi constamment donné dans les textes latins irlandais. Il est l'équivalent de l'irlandais drui. C'est du reste comme masi-