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CARACTÉRISTIQUE DES FOSTER FLATS ET DES TRAITS ASSOCIÉS

Les Foster Flats (Voir la grande carte) commencent à 11,000 pieds de l'embouchure de la gorge, dans un petit remous à la pointe du coin où la rivière mesure vingt pieds à peu près au-dessus du lac. Puis ils s'élargissent et remontent le canon sur une distance de 3,600 pieds. Au début, la terrasse, en avant du talus à une largeur croissante de 60 à 100 pieds dans une distance de moins de 300 pieds du bout de la platière avec une altitude d'une vingtaine de pieds au-dessus de la rivière. Il y a là un soulèvement subit de vingt-cinq à quarante pieds puis la terrasse s'élargit rapidement à 300 pieds. A sa surface inférieure il n'y a presque pas de massifs abattus avant qu'on arrive à 600 ou 700 pieds de l'extrémité inférieure. (Voir la carte, planche xxiv, et figure 23.)

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Fig. 23. — Coupe longitudinale des Foster Flats. R., surface de la rivière au-dessus des flats (en aval des flats la rivière est à vingt pieds plus bas) ; L.O. -niveau du lac Ontario; X.X. — lit approximatif du chenal comblé partiellement avec des blocs qui produisent les Rapides Foster; a b c d e f g, profils, de 200 à 300 pieds du bord de la rivière montrant les marches plus près de la rivière en f et g. Eperon de massifs écroulés en d avec vallée c au niveau du flat. W.P. — Pointe Wilson (ou extrémité de l'éperon) de calcaire Clinton avec traînée de blocs en avant se prolongeant jusqu'aux rapides de la rivière. W.T., terrasse Wilson en calcaire Clinton dans un éperon de blocs écroulés. g.M., — bande grès Medina faisant partie du plancher des flats; N.I., mur de calcaire Niagara en arrière avec éperon (flat Wintergreen) avançant de 400 à 500 pieds entre x et y.

A un millier de pieds de l'extrémité nord, la plaine a une largeur de près de 800 pieds et arrive de la rivière au pied de la pente du talus. C'est là la fin de l'arête médiane qui part

1 "Durée des Chutes du Niagara" par J. W. Spencer, précité.

•du Canada]

sous les falaises Wintergreen et comprend une anse de plusieurs pieds de longueur, dont le plancher s'élève, à 75 pieds au-dessous du lac Ontario à la fin de l'éperon, à 115 pieds à sa tête où il est caractérisé par des blocs éboulés. L'arête Wilson qui traverse les flats est de 150 à 200 pieds de la rivière avec la terrasse en avant à cinquante pieds à peu près au-dessus de l'eau. De l'extrémité de l'arête au Pavillon, il y a 800 pieds à peu près. A mi-chemin, il y a un brusque soulèvement de dix pieds jusqu'au plancher en terrasse le plus élevé qui en avant •est de soixante-quinze pieds au-dessus du lac se soulevant en arrière assez rapidement jusqu'au pied de l'arête Wilson. A peu de distance au-dessus du Pavillon la terrasse est surmontée par un terrain plus élevé composé partiellement de strates naturelles, mais elles sont en majeure partie enterrées sous les massifs abattus qui représentent une langue de débris partant des bancs les plus élevés pour traverser la rivière. Beaucoup de ces blocs reposent sur de gros cailloux arrondis et sur des pierres qui appartenaient au fond de la rivière. Au delà de «cet éperon, il y a un encapment, le long du cours des ruisseaux de drainage intermittents dont le plancher correspond en Tiauteur à celui de la terrasse. Plus loin il y a un autre éperon. Là les strates bouleversées vont directement jusqu'à la falaise qui est au-dessus de l'eau et sont couvertes par de grand blocs effondrés. On voit dans la planche xxv.A, la fin de l'arête et aussi les rapides devant les flats.

En passant au deuxième éperon, ou pointe Wilson, la pente descend rapidement jusqu'à la surface de la marche principale ou de la terrasse qui se prolonge jusqu'au bord supérieur des flats, 600 pieds au delà de l'éperon Wilson avec une hauteur de soixante-dix pieds au-dessus du lac Ontario. Les deux éperons transversaux montrés sur la carte se composent de blocs provenant des falaises Wintergreen et de la terrasse Wilson. De fait, c'est ces blocs qui obstruent la rivière au point de donner naissance aux rapides qu'il y a là.

[Com. géol.

du Canada]

La déclivité de la rivière, d'en amont des Foster Flats, à l'aval du Pavillon est de quinze pieds à peu près, tandis qu'entre là et l'extrémité inférieure des Flats, elle est de cinq pieds seulement (Voir carte planche xxiv).

La terrasse à l'extrémité supérieure du fond de la vieille rivière montre que les forces de la rivière étaient encore actives là, au même niveau que celui qui régnait quand les chutes étaient dans la partie inférieure des flats mais immédiatement en amont, il s'est produit un changement considérable. Quand la terrasse s'arrondit du détroit au pied des falaises, près des berges en talus, elle est dentelée par une tranchée qui conduit au remous du pêcheur (appelé aussi remous Cripson) entaillé dans les couches épaisses sous-jacentes Medina, si bien que malgré qu'il n'y ait pas de cours d'eau permanent, les pluies et l'action de la gelée ont excavé une grande coulée dans les roches dures.

Quoique le plancher principal surmonte généralement une bande de grès gris Medina d'une épaisseur de quatorze pieds avec des éperons couverts de blocs abattus en avant des falaises Wintergreen, le niveau de son extrémité inférieure est encore en dessous de la surface du grès Medina. Cela montre que son origine et sa conservation ne sont pas entièrement dues aux roches résistantes qu'elle contient. Il en est de même pour les schistes et les grès rouges et bigarrés des éperons sus-jacents. De fait, ces éperons sont les débris de la terrasse Wilson (w. p. figure 23), qui traversaient la rivière quand les chutes intermédiaires des lits Clinton n'étaient pas encore reliées aux chutes supérieures du Niagara, union survenue ensuite. Le cul de sac derrière la terrasse Wilson continue en largeur, prenant naissance dans le mur marginal du canon d'où les platières Wintergreen font saillie, mais le sommet sort de la limite de la berge de la rivière ancienne.

En descendant l'anse et en se retirant des falaises, les blocs sont plus dispersés et disparaissent presque, ce qui fait con-

188 CHUTES DU NIAGARA [Com. géol.

traste avec ceux de la tête (dont Tun mesure cinquante pieds par quarante et vingt,) et montre combien la rivière triture et dissout les grands massifs qui y tombent. La terrasse présente là un trait du plancher de la rivière auquel on pourrait s'attendre s'il était possible d'égoutter le chenal actuel. Ce plancher était l'ancien fond de la rivière quand les eaux y descendaient de la seconde cataracte.

La façade septentrionale de Wintergreen Flats, fait voir une large incision en V sur le bord de laquelle la rivière cascadait autrefois. En avant de la berge de l'ancienne rivière à Wintergreen Flats, son bord interne a une altitude de 316 à 318 pieds avec un plancher en pente descendant jusqu'à 305 pieds à l'angle nord-est. De cette façon la rivière doit avoir atteint une profondeur de plus de dix pieds. La forme actuelle ne présente pas la forme de croissant qu'avaient les chutes du Niagara quand elles étaient en cet endroit. L'angle nord-est de Wintergreen est entaillé en dessous comme par les courants qui contournent cet endroit. La falaise à pic mesure quarantecinq pieds jusqu'au talus qui descend maintenant de quarantecinq pieds jusqu'à la terrasse Wilson à une altitude de 195 pieds au-dessus du lac Ontario. Cet endroit, marqué 310 pieds sur la carte, est encore plus entaillé parce que c'était le dernier éperon au sommet des chutes de plus faible volume, avant l'union du Niagara supérieur et des caractes de Clinton. Ce trait localise le milieu de la rivière primitive et de la gorge quand les chutes supérieures cascadaient sur le plancher Clinton ou Wilson comme on le voit sur le terrain mieux, que sur la carte.

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