ABAISSEMENT DU LAC HURON
Si l'on prend les différences moyennes annuelles au lieu des quinquennales, comme dans ce chapitre (voir Annexe V), on voit que l'abaissement remarquable du lac Huron a commencé en 1889 et a atteint son maximum en 1890; en 1891, le lac a monté un peu subséquemment avec des fluctuations de moindre importance, mais l'effet général a été de l'abaisser de 0.66 de pied plus que le lac Erié. D'une part de 1904 à 1905 inclus le lac Supérieur avait monté de 0.41 d'un pied comparé aux élévations antérieures entre 1860 et 1893.
Cet abaissement de 1' Huron a été indiqué par M. Russell aux écrits duquel je dois ces renseignements. Il dit: La moyenne de 1873-1892 indique une augmentation de 11,355 pieds cubes par seconde dans le débit repère de la rivière St-Clair. Le changement dans le débit provenant d'un pied de hausse dans la surface est de 14,217 pieds cubes par seconde. Un abaissement du corps de la rivière, de 0.80 de pied est donc indiqué depuis 1893 relativement aux vingt années précédentes (page 4118, 1904). En se reportant aux tables de pluviosité dans l'annexe iv on verra que la moyenne de chute d'eau annuelle du bassin Huron-Michigan a diminué de plus de 1.5 pouce durant les années 1891-1905 relativement à la période de 1882-1890, tandis que la quantité d'eau tombée du Supérieur
1 Annexe 00., Rept. of Engineers, U.S.A., 1 905, pp. 598.
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et de l'Erié a augmenté. Cela n'explique pas l'abaissement dans le bassin Huron mais comme la période à l'examen embrasse un certain nombre d'années son effet sur le lac Erié aurait produit des résultats proportionnés durant la majeure partie du temps. Même en étudiant les fluctuations, il est impossible d'expliquer l'abaissement différentiel de l'Huron autrement que par l'abaissement du débouché probablement un peu atteint par l'excavation du canal St-Clair, mais surtout par le raclage du fond du chenal. Une analyse plus serrée peut montrer un autre léger creusage du débouché St-Clair. Mes calculs s'élevant à 0.66 de pied comprennent les années 1904 et 1905 d'eau plus haute, n'entrant pas dans les calculs de M. Russell (0.80 de pied d'abaissement). Evidemment ces différences et même plus se présentent quand les données ne permettent pas des calculs plus précis. Ceci n'embrasse pas la totalité de l'abaissement du lac, mais doit être ajouté à celui du lac Erié (voir le chapitre suivant).