EFFETS DES RIVES REDRESSÉES DU LAC WARREN SUR LE DISTRICT DE NIAGARA
Notes sur l'étude du lac Warren. Elévation du plan de Forest au-dessus de
Elévation de la plage Forest. l'Iroquois.
Redressement de terrain à l'extrémité Gauchissement après un long retrait des
orientale du lac Erié. chutes Niagara.
notes sur l'étude du lac warren.
Durant le début de l'époque glaciaire avant celle de la plage Iroquois, tous les lacs supérieurs étaient plus ou moins unis en une seule nappe d'eau que j'ai appelée le lac ou l'eau Warren, d'après feu le général G. K. Warren qui avait décrit le premier le lac Winnipeg rétréci dans la vallée de la rivière Rouge, lac qui, en justice devrait porter son nom.(1) Les rives de l'eau Warren ont été étudiées d'abord par moi-même du côté canadien ainsi que du côté du Michigan et, depuis cela, M. F. B. Taylor s'est beaucoup occupé de ce sujet. (2)
Des travaux antérieurs ont été exécutés sur des fragments de cette rive dans le Michigan et l'Ohio car les traits de plages sont reconnus depuis longtemps. Mais ils n'étaient pas reliés dans le plan d'une rive de lac reconnaissable des deux côtés du lac avant l'apparition de mon travail.
Les routes d'arêtes auprès du lac Erié étaient d'anciens traits reconnus comme ceux de l'Etat de New- York. En 1885, M. G. K. Gilbert a mesuré la déformation de quelques-unes
1 "The Iroquois beach; a chapter in the Geological History of Lake Ontario," par J. W Spencer. Trans. Roy. Soc. Canada, Vol. VII, Sec. IV, p. 122, 1889. Extrait anticipé dans Science 1888. Bien que le Gen. Warren ait décrit l'extension du lac Winnipeg, et le chenal quile relie au Mississipi Supérieur, le Dr. Warren Upham l'a nommé lac Glaciaire Agassiz et le Prof. J. D. Dana et moi avons protesté contre cette appellation parce que l'honneur de la découverte revenait au Gen. Warren, tandis que le Prof. Agassiz n'y avait rien eu à faire. C'était suivant une règle arbitraire "que les découvertes ne devraient pas recevoir le nom d'auteurs vivant" que certaines personnes essaient à tort d'établir. Cependant, le nom de Warren attaché aux Grands Lacs est une revanche.
2 "The Second Lake Algonquin" par T. B. Taylor et Am. Geol. Vol. XV., 1895 et autres travaux.
[Com. géoi.
du Canada] PLAGES DU LAC WARREN 303
des plages à l'extrémité orientale du lac Erié.(1) Il a subi les plus basses jusqu'à Crittenden, New- York, mais il n'a pas donné ce nom à la plage. Plus tard j'ai prolongé cette plage jusque près de Batavia, et là encore, le professeur Fairchilds a repris le sujet et dressé la carte de l'ancien rivage jusqu'à trente-cinq milles audelà.(2) Il a trouvé qu'elle existe jusqu'à la vallée de Genesee et des équivalents fragmentaires jusqu'au fond du lac Seneca.
La déformation ou redressement des lignes de rivage a une portée considerable sur l'état physique de la rivière Niagara. Quand le lac existait, la nappe d'eau s'étendait du lac Huron, haut sur le lac Erié, dans le bassin Ontario. Il y avait des stages antérieurs du lac où il formait des plages plus élevées, mais la plus importante de ces auges, sinon la plus forte, était la dernière de la série. Après le levé du côté canadien et sur les raccordements des deux côtés du lac, j'ai nommé la ligne de rivage inférieure de l'eau Warren, la plage Forest parce qu'elle n'avait pas encore été élaborée. (Voir carte planche xxxiv.)