‹ Les chutes du NiagaraChapitre 207 sur 271 · ET DE LA RIVIERE ST-LAURENT · texte numérisé non relu

ET DE LA RIVIERE ST-LAURENT

Année

Lac à Toronto

Ecluse 27 Galops rapids

Ecluse 27 en aval du lac

Ecluse 15

Ecluse 15 en aval du lac

Ecluse 14

Ecluse 14 en aval du lac

1 Données fournies par le maître du port de Toronto et les surintendants des canaux.

Le seuil a l'ancienne écluse 27 est 234.82; à l'écluse 115 il est 144.53; écluse 14, 142.19 pieds au-dessus de la moyenne des marées (avec 0.75 ajouté pour correction). On a fait de légères corrections du niveau moyen des écluses mais elles n'ont n'a pas d'influence sur les variations ou changement de niveau.

du Canada]

STABILITE TERRESTRE

FLUCTUATIONS MOYENNES ANNUELLES DU LAC ONTARIO ET DE LA RIVIÈRE ST. -LAURENT. — Fin.

Année

Lac à Toronto

Ecluse 27 Ecluse 27

Galops en aval

rapids du lac

Ecluse 15

Ecluse 15 en aval du lac

Ecluse 14

Ecluse 14 en aval du lac

Comme la plage Iroquois montre une élévation rapide (page 297) de Toronto au nord-ouest on peut s'attendre à trouver la preuve d'une élévation moderne du terrain dans les fluctuations du lac. A l'est de Toronto, il n'y a pas d'endroits où les niveaux du lac aient été pris sans interruption, jusqu'à l'ancienne Écluse No 27, à la tête des rapides Galops du St- Laurent, soixante-six milles en aval du débouché du lac Ontario.

348 CHUTES DU NIAGARA [Com. géol.

Dans cette distance, la rivière est large avec une déclivité d'un peu plus d'un pied et par conséquent elle peut être considérée comme faisant partie du niveau du lac. Dans les fluctuations du lac entre cet endroit et Toronto on pourrait trouver les mouvements terrestres, s'il y en avait. Tandis que les notes à Toronto et à l'Écluse 14 plus bas dans le St-Laurent ont été obtenues sur une période de quarante-cinq ans, comme le montre le tableau, (page 346) celles de l'Ecluse 27 embrassant une période de trente et un ans seulement. Dans le tableau les années 1875, 1878 et 1880 montrent des changements anormaux. Si on pouvait les omettre, les niveaux des années intermédiaires indiqueraient qu'à l'Écluse 27 la surface de l'eau a un niveau moyen de 1.30 pieds en aval de Toronto. Mais sans omettre ces mesurages anormaux, on trouve qu'entre 1881 et 1890 le niveau moyen de l'eau à l'Écluse 27 était de 1.33 en dessous du lac à Toronto; celui des dix années suivantes, de 1.16 pied; et un rapport durant les cinq dernières années porte à 1.28 pied, dans les limites de l'erreur arithmétique le niveau des cinq dernières années et celui des dix années se terminant en 1890 est raisonnablement le même, ce qui montre qu'il n'y a pas eu de soulèvement de la terre entre l'Écluse 27 et Toronto à 210 milles de distance. Dernièrement, un des chenaux de la rivière a été artificiellement obstrué, ce qui peut modifier les mesurages futurs.

Le tableau montre aussi que l'Écluse 14 est restée à 91.93 pieds plus bas que le niveau Ontario, de 1901 à 1905, tandis que de 1881 à 1890, il a été à peu près le même, ou de 91.94 pieds. Dans les niveaux de la période de cinq années terminé es en 1906 on a trouvé que s'il y avait un raclage au débouché, le niveau a été encore soulevé à cause de l'augmentation de pluie tombée— le creusage net s'élevant à 0.53 de pied (chapitre XIX, page 255). En conséquence cette quantité devrait être déduite de 91.93, laissant 91.40, chiffre inférieur à la différence moyenne de niveaux durant quarante-cinq années, de 0.17 seulement de

du Canada]

STABILITÉ TERRESTRE 349

pied. C'est seulement 0.07 de pied de moins que celui de la période quinquennale qui se termine en 1865, le résultat étant dans le sens de l'affaissement de la région, si Ton peut attribuer une valeur quelconque à la petite différence, mais les chiffres sont si serrés qu'ils donnent l'idée d'une constance à la fin de quarante-cinq années.

Si les fluctuations de la dernière période quinquennale à l'Écluse 14 (Valleyfield) sont comparées à celles du lac à Toronto on peut observer qu'il s'est produit un changement considérable durant les dix années terminées en 1890 avec les chiffres du côté d'un soulèvement soudain de terrain. Mais dans le niveau moyen des cinq dernières années, il y a eu un retour à la relation qui existait autrefois dans les premières années citées. En conséquence, d'après les niveaux du lac, quoiqu'il y ait eu fluctuation, on a trouvé une stabilité de la région des lacs. Dans les deux cycles de dix années qui ont procédé le dernier cité, les fluctuations étaient dans le sens à la fois de l'affaissement et du soulèvement du terrain avec un retour aux conditions normales. Cet abandon et ce retour aux niveaux différentiels normaux entre deux points distants couvrent le cas d'oscillations de la croûte terrestre que l'on voit dans les fluctuations des lacs et établissent un résultat négatif, qu'il ne faut pas confondre avec la question de l'abaissement des débouchés provenant des mêmes données et discutés au chapitre xix. Finalement on ne peut pas accentuer trop fortement que dans les chiffres des changements de niveaux des lacs, la stabilité de la croûte terrestre est établie bien qu'il y ait, dans quelques années, des variations visibles des conditions des niveaux des lacs.

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