PLONGEMENT DES STRATES
D'après les données fournies par les tables et indiquées dans les coupes cotées on peut déterminer que le plongement moyen des strates, de l'embouchure de la gorge aux ponts de chemin de fer ou en amont a une direction S. 60° et s'élève à un sur deux cents ou seulement vingt-six pieds par mille. Avant de recueillir tous ces renseignements au sujet du plongement des roches on a remarqué que les lits ont été dérangés à la pointe Hubbard à peu de distance en amont des ponts de chemin de fer (voir planche XVI B. page 125). De fait cette pointe a joué un rôle critique dans l'histoire des chutes comme on le verra plus loin. De là au sud, il y a un plongement général moyen de un pour cent-soixante S. 25° E. ou trentetrois par mille. D'affleurements au parc Victoria et de forages des compagnies d'énergie, il résulte un plongement local de un sur cent-soixante S. 25° 0. C'est un rejet ou une torsion dont l'axe croise la gorge dans le voisinage de la pointe Hubbard où l'on trouve la plus haute arête de calcaire Niagara.
Ces maigres détails semblent expliquer l'existence du banc à la Première Cascade allant de l'île Goat à la rive canadienne. Il y a en substance une surface horizontale, sauf quand elle est dérangé près de l'extrémité occidentale et par le commencement de l'ancienne vallée qui passe sous les collines de transport avoisinantes. Ceci donne naissance à une rivière large et virtuellement basse d'une profondeur uniforme. Cette arête forme la Première Cascade et est en réalité la lisière du bassin Erié sur laquelle passent les eaux pour sortir.