USA
Conférence prononcée devant le Club Belcourt d'Ottawa, par M. Ernest Cyr, député de Provencher, le 21 janvier 1907
ae à > Obs
Les Classes Ouvrièresau Canada
Conférence prononcée devant le Club Belcourt, d'Ottawa, par M. Ernest Cyr, député de Provencher, le 21 janvier 1907.
M. le Président, Messieurs,
Je suis venu ce soir pour répondre à l'aimable invitation, que votre distingué Président me faisait l'honneur de m'adresser au mois d’avril dernier de venir donner, devant votre club, une conférence sur les classes ouvrières, On m'apprit alors que la grande majorité de vos membres appartiennent à cette classe, que nous comptons comme un des plus grands facteurs, dans le progrès social et économique de notre pays. Comptant, Messieurs sur les manifestations sympathiques dont j'ai été l'objet de votre part, la dernière fois que je vous ai adressé la parole, je reviens ce soir devant vous, pour vous entretenir d’un sujet qui attire l’attention des législateurs, des économistes et des penseurs du siècle,
Au mois de septembre dernier la ville de Montréal offrait un spectacle bien imposant et bien rassurant pour l’avenir de notre race et de notre pays. A la veille de la grande fête du travail, la population catholique ouvrière de la métropole, venait manifester au pied des autels, sa confiance dans la direction de l'Eglise.
Dans deux vastes temples cette foule s'était réunie; deux évêques présidaient aux solennités, d’éloquents prédicateurs proclamaient du haut des deux chaires la sympathie constante de l'Eglise, pour les faibles et les opprimés, l'intérêt actif qu'elle prend encore aux légitimes revendications des ouvriers de notre temps.
Ces manifestations, répétées d'année en année, nous démontrent d’une part, que l’ouvrier Canadien Français malgré tout ce qu'on en a pu dire reste fidéle aux traditions de la race depuis le jour où Jacques Cartier allait demander la bénédiction divine, avant de s’embarquer pour ses Voyages aventureux jusqu’à nos jours, alors que les unions ouvrières furent la cheville ouvrière dans l’organisation de l'association Saint-Jean-Baptiste et de nos
(GoZ IR
Le LR ET ANT en + 2 a LÉ PV Een NV De re mr
9 RTE ot: Es EG RE Ve nue:
Unions Saint-Joseph. D'autres part elles attestent le vif intérêt que nos Seigneurs portent aux questions ouvrières, pour assurer la paix sociale, intérêt qui s'est manifesté notamment par les efforts des distingués archevêques de Québec et de Montréal pour mettre fin par la conciliation à des conflits désastreux entre patrons et ouvriers,
Et en cela ils ne faisaient que suivre l'exemple, la direction donnée par l’'immortel Pontife Léon XIII, qui posa franchement les droits des travailleurs en face du capital dans une encyclique qui mérita d'être désigné comme, ‘‘le commencement du vingtième siècle” par l’un des plus grands libre penseurs de la France
Je dois dire ici que les sectes protestantes ne sont pas demeurées indifférentes aux questions sociales. 11 y a quelques années, le célèbre principal Grant, s’écriait devant ses collègues: “N’avons-nous pas des hommes sages qui pourraient se consulter avec le capital organisé et préparer des rapports qui recevraient la sérieuse attention des assemblées générales”. Dans une récente grève à Winnipeg, les ministres protestants se réunissaient pour agir comme médiateurs entre les grévistes et la compagnie des tramways qui s'était jusqu'alors montrée intraitable. De cette action volontaire et paternelle du clergé je crois que nous pouvons attendre le plus grand bien pour la paix et pour la prospérité du pays.
Mais je suis ici comme homme politique pour discuter quelques-uns des problèmes qui surgissent entre les classes ouvrières et ceux qui sont chargés de l'administration des affaires publiques.
Si j'ai fait allusion aux faits qui précèdent, c’est pour justifier ma conviction que, malgré les manifestations isolées qui se produisent en certains lieux, l’ouvrier canadien ne ge laissera jamais entraîner dans les erreurs du socialisme et de l’anarchisme athée et révolutionnaire. Tel que je l'ai observé, le mouvement ouvrier au Canada, et je le dis à l’honneur de nos travailleurs— n'a jamais eu pour but de marcher à l’assaut des institutions inviolables qui ont fait la force et le bonheur de notre pays dans le passé.
Si parfois le mouvement a eu à souffrir des paroles déplacées de quelques fanatiques de l’impossible, la masse des ouvriers canadiens ne s'est jamais laissée égarer, par ces faiseurs d’utopies qui, résumant en leur tête la démence des foules souffrantes
mens EE ce + + « sure « “ EE nage 5 ge M RER 2 SARRNNT ES AGE Ml FA Nan qe "# en
de la vieille Europe auraient voulu nous entraîner à l'abime, en laisant briller à nos yeux suivant une expression de Lamartine, des destinées plus grandes que nature et des triomphes plus complets que la portée de l'esprit humain.
Le travail est la loi commune et sous des formes diverses,
«ns des applications multiples, nous ConCourrons tous à l'oeuvre :ciaie,
À part quelques oisifs qui traînent leur existence fatiguée et Sans saveur, tout le monde travaille; chacun de nous, en même temps qu'il trouve dans son activité les ressources suffisantes à son entretien et À celui de sa famille, goûte le plaisir moral qui accompagne le devoir accompli et même le contentement physique qui suit l'exercice salutaire d’une activité propre à donner du ressort aux membres.
Le travail est-il Ja Punition infligée par Dieu à l'homme révolté contre sa loi? Est-ce la peine de la chute et la triste condition de l’homme chassé du Paradis par sa désobéissance ? Sans aborder cette question d'origine, j'affirme que si le travail est la peine de la déchéance, la punition ne vient pas d’un juge sévère; car, il y a dans le travail tant de satistactions durables et profondes, tant de ressources pour l’élever à une condition meilleure, un moyen si sûr de réparer la chute qu'il fandrait remercier le juge d'avoir été clément et de nous avoir frappé d’une peine qui laisse tant de place à l’espérance.
L'ouvrier Canadien n’a jamais oublié que la perfection n'est pas de ce monde, et que le Progrès ne peut résulter que d'efforts constants et bien ordonnés. Ils n’ont jamais oublié surtout le respect et la reconnaissance qu'ils doivent aux rudes travailleurs du passé et, ils n’ont pas pu Pouvoir poser les bases d’une avenir prospère en brisant avec les glorieuses traditions qui :-ur ont été léguées. Avec les autres éléments de notre société 1 Luvrier canadien se plaît à redire ces vers d'un poète canadien:
Nous regardons, ravis, le présent qui s’efface L'avenir qui s’avance et le passé qui fuit; Ces mobiles jalons, que le temps dans l’espace
Transforme en s «1oignant sur la route qu'il suit.
Lutte TS À. ps en un Ro T DR A ta ES
Ces trois termes fatals le Canadien les ‘me; 11 fut, il est encore 11 veut être toujours Digne de ses aïeux et digne de lui-même Fidèle au Canada, son pays, ses amours.
C'est ainsi que l'ouvrier Canadien a échappé aux chimères de l‘internationalisme.
Je ne parle pas ici, bien entendu de ces unions internationales qui permettent À un travailleur canadien, en prenant une carte de voyage d'aller travailler aux Etats-Unis sur un pied d'’égalité avec les ouvriers d’autres origines; je parle de cette internationalisme d’après lequel {1 faudrait sacrifier la patrie, pour un rêve de fraternité universelle, considérer les hordes de barbares Û des antipodes à l'égal de nos frères, et n'avoir plus d'amour que pour une masse grouillante de races disparates. , Pour ne pas avoir versé dans ces erreurs, l’ouvrier canadien de nos jours n'en a pas moins déployé l’une des qualités mattresses de notre race—ce don merveilleux que déployèrent nos | pères en s'adaptant à toutes les conditions sociales et à tous les | régimes politiques, sans rien sacrifier des traits Caractéristiques | de leur origine.
C'est cette excellente tradition que la présente génération a | continuée en formant des unions ouvrières. En ces temps que le génie national accomplit tant de prodiges quand l'électricité et la vapeur sillonnent le pays dans tous les sens, quand les efforts de la mécanique se multiplient quand l'esprit moderne s’en va pour ainsi dire féconder toutes les branches de la science, du commer.2 et de l’industrie en communiquant à toutes les veines du Corps social une circulation immense, quand de magnifiques mcnuments attestent de toutes parts une prospérité comme le monde n'en à jamais connue, personne, assurément, ne voudraient que les modestes travailleurs, sans lesquels ces grandes choses ne seraient pas, fussent seuls entre toutes les classes de la société à ne pas recueillir les bienfaits de leurs travaux, à ne pas participer aux progrès qu'ils ont réalisés par leurs efforts, à ne pas espérer d’être plus heureux, Or, pour maintenir l'équilibre, pour faire face au capital coalisé, pour empêcher que les lois deviennent des remparts pour le monopole et l'arbitraire, il fallait donner aux $ faibles un point d’appui, aux masses un centre d'action. ! C'est ce que les unions ouvrières ont compris et les initiateurs du mouvement comme ceux qui l’appuient aujourd’hui ont
. Bei mes to dem 0000 Gr tt … — TE Ce 0 — lien anthe m
certainement droit à la reconneissance, non seulement de leurs confrères, mais du pays tout entier.
Dans l'accomplissement de leur légitime, mission, les unions ouvrières viennent souvent frapper aux portes du parlement, comme à celles des autres corps qui sont chargés à divers degrés, de l'administration des affaires du pays.
C'est notre devoir de les entendre, c'est notre devoir de nous renseigner sur les questions qui nous sont soumises: et on me permettra de dire que jamais gouvernement Canadien ne fut mieux disposé d'accéder à toutes les légitimes demandes de la classe ouvrière que celui qui est maintenant au pouvoir à Ottawa,
J'en atteste les nombreuses mesures qu'il a déjà prises dans la limite de ses pouvoirs pour assurer que justice et un salaire équitable fut toujours payé à l'ouvrier. Maïs c'est ici le moment de définir quelle doit être dans un pays libre, la position de l'Etat tavers l'ouvrier ou toute autre classe de la société.
Depuis les commerï cements de l’histoire, la société oscille entre deux extrêmes: le despotisrae d'un individu ou d’une oligar- | chie qui prétend réglementer d’une façon arbitraire les moindres | détails de la vie du peuple, et les démocraties où le peuple lui-
même demande à l'Etat de se charger de la réglementation des l affaires privées.
Ce sont deux extrêmes qui se touchent et qui sont également funestes au développement de l'énergie d’un peuple.
D'autre part il ne faut pas avoir plus d’admiration pour les doctrines des économistes et des théoriciens du commencement | du siècle dernier qui, après avotr isolé l'individu en détruisant la | liberté d'association, prétendaient que l'Etat devait se désintéresser de son sort,
Ni l’absolutisme autocratique, ni le socialisme, ni la liberté individuelle absolue ne sauraient répondre aux besoins de la s0ciété.
Le premier devoir d’un gouvernement bien organisé est d'assurer à la nation des citoyens intelligents dévoués à leur patrie, et vivant dans la confiance qu'ils seront protégés contre l'injustice, aidés dans leurs infortunes.
Il est donc du devoir de l'Etat, représenté par les différentes branches âu gouvernement, d'intervenir en maintes circonstances, pour protéger le faible contre le fort, pour encourager certaines entreprises d’ordre public, pour activer. le développement des ressources nationales
On peut dire que la seule restriction à ce droit d'intervention ou de Surveillance, mais c'en est une importante, est de ne décourager en rien l'initiative privée, qu’elle se maniteste individuelle-
L'initiative privée ne Se manifestera qu’en autant qu’on laissera au talent supérieur, aux travailleurs plus assidus la récompense légitime de leur labeur. Ù
C'est ici que le socialisme pêche Par la base; l'égalité ne veut pas dire part égale à tous, mais bien chacun selon son mérite.
Mais du conflit des intérêts il naît parfois un antagonisme qui est un véritable danger pour le pays et, alors la grande affaire des lois, des institutions, des initiatives privées, du gouvernement et des particuliers doit être d'apaiser, d’éteindre, s’il se peut les
Passant à l'application de ces principes, je place au premier rang des devoirs publics celui de travailler par tous les moyens possibles à promouvoir l'instruction populaire,
Un de nos plus distingués littérateurs canadiens écrivait il y a déjà longtemps, qu’il valait mieux pour un pays d’avoir un
petit nombre d’hommes très instruits qu’une foule me DPossédant qu’une instruction élémentaire. Je diffère totalement de cette opinion. Si cet auteur voulait parler de l'influence supérieure que les hommes de génie exercent sur l’avenir d’un pays, je réponds que le génie perce toujours et que souvent les difficultés sont plutôt pour l’exciter.
Mais pour les masses, il faut une bonne formation intellectuelle dès l'enfance, si on veut faire des citoyens industrieux, des artisans habiles capables de lutter avec ceux du monde entier. Er ce vingtième siècle, je ne ferai à personne l’injure de démontrer l’importance de l'instruction populaire. Les Anglais avec leur sens pratique ordinaire en ont fait un axiome: “Knowledge
is power”. C’<:t-à-dire que l'instruction c’est le prestige des indi-
arts, des sciences et de la littérature, dans l'acquisition de la richesse et de tout ce qui conduit à la grandeur d’un peuple, Car
nes oinnt,
. SERRES La ADE 0 nus pr RS crue re Re MUR ee Let PRE F RS TE EE hier ne dl due ie Pa LEE VIRE SAT LOT PNR
la grandeur nationale ne dépend pas du chiffre de la population. La Grèce antique qui régna sur le monde, qui communiqua se civilisation à tant de nations et dont l'influence se fait encore sentir à travers les âges dans tous les Pays civilisés ne posséda jamais autant d'habitants que n'en a le Canada aujourd’hui. Mais ce petit peuple était un peuple d'artistes aussi bien qu’un peuple de héros,
sujet que l'instruction convenable du peuple est essentielle au bon Souvernement d’une démocratie comme la nôtre, à la paix sociale.
celles-ci que prononçait dernièrement 1 onorable Patterson Bonaparte, membre du cabinet américain: “L’anarchisme est le produit de deux conditions qui existent à des degrés plus ou moins
À moyen réellement sûr de débarrasser notre Pays de l'anarchie, serait d'éclairer l'opinion publique américaine.”
est tenu de se faire lui-même sa propre place en ce monde, plus l’ignorant est condamné à végéter, à moins que la nature ne l'ait doué d’un sens particulier où d’une grande vigueur d'âme, ce qui est une rare exception. Et cette exception en y réfléchissant =; ne pourrait que faire regretter d'avantage que l'instruction ne soit pas venue donner un essor plus vaste à de si belles qualités natioves.
= Au contraire, l’homme qui a reçu le bienfait de l'instruction
n’est plus un être isolé, borné, désarmé: il Ccommunie, où du
moins il peut et doit communier avec la pensée de son siècle.
Ouvrier, il peut plus facilement se rendre compte des profits et
des dépenses de sa vie; il peut aborder un grand nombre de pro-
fessions interdites à l’ignorant; dans toutes les professions, il
peut se rendre, plus habile; il peut savoir où le travail est deman-
dé; et, quand le travail fait défaut d’un côté; avec la culture
ne.
ei do a | à eee
EP ED à
nan gemnerians
À TPM verge à ve
eo À oo og … ne Eee
générale de son intelligence, i] lui est plu:; facile de chercher et de trouver ailleurs l'emploi de ses bras.
Citoyen il peut comprendre les devoirs de la vie politique à laquelle il est appelé à participer.
Un illustre économiste à dit qu un patron avait bien le droit de renvoyer un ouvrier incapable, mais que la patrie ne pouvant repousser de son sein ses enfants, devait les aider à ne pas rester des êtres incapables, et qu’elle n’avait que le choix entre prévenir la misère où lui faire l’aumône, bâtir des écoles où des hôpitaux, Le choix n'est pas douteux.
La liberté de l’industrie sollicite le développement de l’instruction Populaire; les conditions de notre système politique le
gieuse mais nos Bouvernants peuvent ils se rendre le témoignage d’avoir fait tout ce qu'ils devaient, tout ce qu’il était possible de faire pour l'instruction populaire? Hélas! qui oserait l’affirmer? On me racontait l'autre jour au Manitoba, la triste et lamentable histoire d'un jeune compatriote revenu des Etats-Unis à la faveur de la prospérité dont jouit le Canada depuis quelques années, et voilà comment il s’exprimait en racontant son odyssée sur la terre étrangère: Au lendemain des revers qui S’abattirent sur l’industrie canadienne en 1878, mon père quittait le pays Pour aller offrir son intelligence et sa force à l'étranger. Ce n'était ni un lâche ni un traître.
bon patriote: il avait donné à son Pays de nombreux enfants, dans la douce espérance d'en faire des hommes qui contribueraient, leur part à la grandeur et à la gloire du Canada.
distribue gratuitement aux enfants le pain de l'intelligence, pour le bien général de la société. “Ce jeune homme dont je vous parle, messieurs est revenu au Pays avec les sentiments du plus pur patriotisme canadien, mais combien qui ont ainsi passé la frontière sont à jamais perdus pour notre pays.
ont
Ainsi donc quané les ouvriers demandent l'instruction gratuite, quand ils demandent de meilleures écoles, tout en reconnaissant les mérites de notre corps enseignant, j'applaudis des deux mains.
Les ouvriers ont aussi inscrit sur leur programme l’arbitrage des difficultés entre patrons et ouvriers. Cela seul suffirait à démontrer l'excellent esprit qui les anime. La plus juste des grèves est un désastre pour l’ouvrier et pour l’industrie. Un penseur s’est exprimé ainsi sur cette question des grèves: ‘Que les ouvriers n’usent que le moins possible de l'arme de la grève, si dangereuse pour eux mêmes quand ils s’en servent, et si regrettable entre les mains de leurs maîtres, quand ceux-<Ci la dirigent contre leurs ouvriers. Aussi est-ce toujours avec une nouvelle inquétude pour les inté êts de la classe ouvrière que je vois éclater une grève.
Ceux qui les conseillent trop facilement me paraissent bien étourdis et bien coupables. Elles sont accompagnées de tant de souiirances lorsqu'elles réussissent, elles sont si désastreuses pour les ouvriers lorsqu'elles échouent, qu’un véritäble ami des ouvriers devrait tenter les derniers efforts pour les prévenir. Malheureusement il y a des agitateurs qui les provoquent afin de se créer une certaine popularité.
Le gouvernement actuel fait ce qu’il peut par l’entremise du Bureau du travail, pour prévenir autant que possible les grèves et, il faut attendre de l'opinion publique que bientôt les patrons les plus arbitraires seront obligés de se soumettre à des juges impartiaux.
la grosse question de la règlementation des heures de travail et des gages a aussi souvent été agitée au Canada. Sur la question de principe il ne parait pas y avoir de difficultés. Léon XIII lui-même n’a-t-il pas dit: “I1 y a un principe de justice naturelle, plus grand et plus ancien que la volonté des contractants: c’est le principe d’après lequel le salaire doit suffire pour nourrir un ouvrier sobre et de bonnes moeurs.”
C’est presque en conformité de ces paroles de l’encyclique que le présent gouvernement fédéral a fait. mettre dans les contrats qu’il accorde la stipulation des gages
Beaucoup de municipalités ont suivi cet exemple, Pouvait-on aller plus loin et imposer par acte du Parlement une journée uniforme de neuf ou de huit heures pour toutes les industries?
Je ne le crois Pas; c'est un problème tr plication, là où ce régime de la règlem
constaté que la plupart des Ouvriers e travailler plus lon
leur salaire,
OP compliqué et dans l’apentation a été essayé on a ux-mêmes sont désireux de légales pour augmenter re morte.
mettre, bien d’autres v:
ivestions que je Pourrais aborder, mais j'ai déjà trop fatigué votre attention. È
Permettez-moi en terminant de con
stater que la condition du travailleur Va toujours s’
nombreuses associations les coups de Ja fortune,
encore vierges offrent aux laborieux, assurent son indépendance relative; les libertés politiques dont il jouit pêcher les monopoleurs vernement,
L’ouvrier Canadien a donc mieux à faire que de se mettre sous la tutelle du Bouvernement, de confier sa destinée à des meneurs politiques.
Qu'il laisse au vieux monde ses dissolv laisse aux socialistes
et les intrigants de s'emparer du gou-
antes q uerrelles, qu'il
SOutiar , -- Ja destinée des grands peuples.
É #: ” - à £ RIT rer ee - pra c À be =
Si # 3 => : é = MEET % =. fo rR
SES é dt ï HEUTE Le + ent EE a hu gs HRTRtE 2 Th : x + $ # - . Li ne rc FT k MM re VE « Sets er PS »
ad L /