‹ Les classes sociales: analyse de la vie socialeChapitre 3 sur 21 · GENERAL · texte numérisé non relu

GENERAL

CyiVIS AU LECTEUR

L'idée fondamentale de cette étude remonte à bien des années déjà. Elle n'était tout d'abord qu'un germe, mais un germe qui aspirait à la vie et qui cherchait à donner — dès 1891 — des manifestations de sa vitalité, sous le titre :u Les Types sociaux en France ».Des fragments de cet ouvrage ont seuls paru, dispersés dans plusieurs Revues parisiennes, en particulier dans La Revue de Paris et de St-Péiersbourg, alors sous la direction d'Arsène lloussaye, auquel je me plais à rendre ici un pieux hommage.

D'autres études, inspirées par cette même idée, parurent plus tard : « Le Moine » dans le Monde Latin ; « Les Gens de Lois » dans la Revue du Palais^, qui a pris le nom de Grande Revue ; « Les Paysans » dans la Nouvelle Revue, elc.

Puis vint en 1897 l'annonce du sujet, proposé au concours pour le Prix Bordin : Des Méthodes applicables à frtude des Faits sociaux. La concordance entre mes préoccupations habituelles et la question donnée était si grande, que d^s lors mes travaux s'orientèrent dansce sens etque, pendant trois longues années, j'approfondis mon idée et tâchai de la soumettre au contrôle le plus sévore.

AVIS AU LECTEUR Yl

En apparence, la question était purement du domaine logique. Il m'a semblé qu'elle s'étendait audelà. La méthode, dès qu'elle reste confinée dans les généralités, ne renferme guère que des préceptes vagues et d'une médiocre utilité pour les travailleurs. Pour lui donner toute sa portée pratique et môme pour éprouver sa valeur théorique, j'ai pensé qu'il fallait la mettre aux prises avec les difficultés mêmes du sujet, suivant la très juste formule d'Aug. Comte, que pour cette raison j'avais prise pour devise de mon Mémoire.

C'est à ce Mémoire que l'Académie des Sciences Morales et Politiques a décerné la première récompense dans le concours pour le PrixBordin. A cette occasion, je tiens à lui adresser — à Elle ainsi qu'à son éminent rapporteur M. Liard — l'hommage public de ma reconnaissance.

Le Mémoire parait aujourd'hui sans remaniements, mais avec l'addition d'un chapitre étendu : Classficalion des Faits Sociaux. II paraît sous le titre de : les Glaises Sociales, titre qui caractérise mieux l'idée do> minante de mon Etude.

Cette idée, je l'exprimais ainsi dans la petite introduction qui précédait mon article du « Moine », dans le n** du ifonrf^La/m de Mars 1896 : « La Psychologie sociale a pour objetd'étudier, non pas l'homme en général, ni tel homme en particulier, mais des g^poupcs humains, groupes formés des personnes qui sont semblables par leur genre de vie et par leurs occupations, ou d'un mot par leur fonction sociale. Un pareil objet

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