SCENE PREMIÈRE
CELESTINE, puis MOULINARD.
CÉLESTINE, penchée sur la table et lisant le Petit Journal.
« Tout à coup, l'homme à la casquette enjamba le « parapet, et tous deux se mirent à nager entre deux
« eaux avec une ardeur fébrile. » (On entend à la cantonade, à gauche, une ritournelle de piano.) AllOHS, bon ! V'ià enCOrC
mam 'selle Caroline avec sa romance. (Elle reprend sa lecture.) « Alors, commença une lutte acharnée... » (Voix de Caroline préludant, à gauche, pendant que Célestine parle.) Qu’cSt-CC l]Ue jc
disais!... ça y est..., la v’ià la romance... Les Cloches du Soir!... Tous les matins et tous les soirs, il faut avaler ça...; quelle pilule!...
CAROLIN £, chantant à la cantonade ;
Les cloches du soir sont la voix bénie Qui révélé a l’àme un monde éternel ;
J’aime leurs accents !... Leur tendre harmonie Semble un doux concert qui nous vient du ciel.
Dans les prés fleuris, bordes d’eglant nés,
Allons nous asseoir!
Pour entendre encor les voix argentines Des cloches du soir!
(Célestine accompagne d’une voix nasillarde les quatre derniers vers.)
CELESTINE, allant s’asseoir à droite.
Paroles et musique de mademoiselle!... (Voix de Mouiinard reprenant le refrain à droite, premier plan.) AlloUS, bou ! (Elle se lève, et recule vers le fond.) Lc papa maintenant... (Voix d’Olympe chantant l’air à droite; deuxième plan.) £t la maman aUSSi! C’eSt a en devenir enragée ! (Reprise du refrain en chœur avec piano. — Célestine recommence à chanter du nez. — Coup de sonnette à droite.) Ah !
autre chose!... (Elle reprend sa lecture.) (( Une lutte achamée.. . Une heure s’écoula, heure terrible... » (Nouveau coup de sonnette à droite.) « Car, entre deux eaux, les minutes reset semblent quelquefois à des siècles... Enfin, l’inconnu