SCÈNE XII
MOULINARD, puis LAMBREQUIN.
MOULINARD, seul, pass.int Adroite.
J’y comprends rien du tout... Pour cent cinquante francs, ce monsieur se permet d'embrasser ma fille, c’est trop fort... je vais laver la tête à Chaminet.
LAMBREQUTN^ qui est entré discrètement du fond
Monsieur Moulinard?
MOULINARD.
Moulinard, c’est moi.
I AMBREQUIN.
Vous savez qui je suis?
MOULINARD.
Pas le moins du monde.
LAMBREQUIN, bas.
Lambrequin !... OU Godard... Monsieur Chaminet...
MOULINARD.
Ah! c’est vous? Eh bien, vous êtes gentil!
LAMBREQUIN
On me l’a dit souvent... (A pan.) Camille...
MOULINARD, à part.
OÙ diable ma femme prend elle qu’il n’a pas trente ans? (Haut.) Tournez-vous donc, je vous prie... (Lambrequin fait un demi-tour.) Dc l’autre cûcé maintenant. .. Ça! mon gendre!... Et pas de cheveux!
LAMBREQUIN
Hélas! non, monsieur, pas de cheveux. Il y a vingt ans qu’ils m’ont quitté !