LAMBREQUIN, MOULINARD, OLYMPE. EDMOND
OLYMPE, sortant de droite avec Edmond,
Mon ami, voici monsieur Godard!
MOULINARD.
Bobonnc, il est inutile, n’est-ce pas, que je te présente Godard?
MOULINARD, à Lambrequin.
Croiriez-vous, mon cher Godard, que ce matin encore, ma femme ne croyait pas à votre existence ?
OLYMPL.
Godard? Monsieur?... mais le voilà. Godard!
EDMOND
M. Chaminet...
MOULINARD, i part.
Deux Godard?... Chaminet s’est trompé !... tout est perdu. (Haut.) Il y a erreur... Godard, le voilà, (n désigne
Lambrequin.)
OLYMPE, * Edmond.
Voyons, Monsieur, expliquez-vous;... ne m’avez-vous
pas dit tout à l’heure que vous étiez monsieur Godard, de Fontainebleau?
EDMOND
En effet, madame, mais...
MOULINARD.
Quel gâchis !... (A Lambrequin.) Voyons, dites quelque chose, vous.
LAMBREQUIN, cherchant.
Mon dieu, madame, c’est bien simple; . . .c’est àParaton. . . non, c’est à Fontainebleau que cette idée nous est venue. Votre mari était pour le paratonnerre;... moi j’étais pour la girouette.
MOULINARD.
Mais non... ma chère amie, je vais t’expliquer;... tu vas voir. (Désignant Lambrequin.) Godard de Fontainebleau, c’est monsieur.
OLYMPE
Mais monsieur, alors?
MOULIN ard‘.
Monsieur, ah ! (Passant devant Olympe.) c’eSt SOU nCVeU, (Bas à Edmond.) Dites comme moi. (Haut.) N’est-ce pas que vous êtes son neveu?
EDMOND
En effet... (A Olympe.) C’est moi qui suis le neveu... c’est monsieur qui est mon oncle!...