CHAPITRE TROISIEME O
Tandis que la politique sans compromis et sans hésitations que préconisait Blanqui amenait l'échec de sa tentative, il en élait autrement du club de la Révolution. Son président et ses membres étaient en relations cordiales avec des démocrates nombreux, son programme politique était plus conciliant ; il se trouvait donc dans les conditions les plus favorables au succès. Dans la réunion du 28, le nombre des délégués, déjà important le 26, s'était encore accru ; 100 clubs s'y firent représenter' ; bientôt ils furent 200 et les corporations d'ouvriers, et enfin la garde nationale mobile et l'armée envoyèrent des délégués-.
Après avoir adopté comme exposé de ses principes la Déclaration des Droits de l'Homme et l'avoir imposée comme mandat impératif et absolu aux candidats à la représentation nationale^, le Club des clubs, qui se considérait comme le véritable représentant, le mandataire des clubs démocratiques *, voulut se mettre en rapports avec le Gouvernement.
Dès le 28 mars "^, l'envoi d'un certain nombre de républicains éprouvés dans les départements, pour entretenir le sentiment révolutionnaire et surveiller les élections à l'Assemblée nationale, avait été décidé. Cette mesure entraînait des dépenses : une commission composée de Longepied, président du bureau, Delaire, Danse, Gadon, Thièle, Lebreton, Barbes, Sobrier, Cahaigne, Laugier. lut chargée de s'occuper des moyens d'aplanir les difficultés que présentait l'exécution de ce projet*^.
seignements sur cette réunion ; il semble donc bien que, si, à partir du 37, Le Courrier cessa d'en parler, c'est qu'à cette date, clic avait déjà abouti à un échec.