LE CLUB DE LA REVOLUTION EN JUIN : FIN DU CLUB DE L\ REVOLUTION
I. Les élections complémentaires. — II. Le banquet à 25 centimes. — III. La loi contre les attroupements. — IV. Les menées bonapartistes. — V. L'insurrection de juin. — VI. .\près juin.
Le parti républicain modéré, qui triomphait après le ij mai, n'osa pas supprimer d'un coup le droit de réunion. La proposition de prohiber tous les clubs, faite le i8 mai à 1" Assemblée par Isambert, ne fut appuyée par personne.
D'ailleurs larrestation des chefs populaires excitait à Paris, dans le peuple, un vif mécontentement. Dans les rassemblements on criait : Vive Blanqui I vive Barbes ! surtout. L'emprisonnement de Barbes lui faisait une auréole de martyr. Le Fieprésenlant du Peuple * s'élevait avec énergie contre les calomnies dont il était l'objet ; La ^'raie République ' lui adressait des louanges et publiait des informations sur la manière dont il était traité dans sa prison. Le représentant Greppo protestait contre son emprisonnement, ainsi que contre celui de Courtais et d'Albert ^. Les lettres généreuses de Barbes, dans lesquelles il disculpait Rey * et Louis Blanc'', augmentaient encore l'enthousiasme. Le club de l'Égalité et de la Fraternité