Courrier français, 38 février
i3. Courrier français, 28 février, 10 mars et 6 avril ; Commune de Paris, Il avril; Peuple constituant, 21 mai ; Lucas, ouv. cité, p. 3i5.
l4 LES CLUBS DE BARBES ET DE BLANQUl
de capitaine Laviron. bien qu'il ne fût capitaine que de la garde nationale ; membre du bureau de la Société républicaine centrale, il se distingua, le i5 mai, par sa violence.
Toutes les professions libérales étaient représentées à la Société républicaine centrale. Le docteur Lacambre, ancien membre de la Société des Saisons, vice-président du club', fut l'un des amis les plus dévoués de Blanqui^et l'un des membres les plus violents de la Société républicaine centrale. Il prit une part active au mouvement politique de i848, collabora à La Senlinelle des Clubs., présida la Société populaire de la Sorbonne ^. Le chirurgien Pellarin^ nous l'avons vu, était également membre de la Société républicaine centrale ^. Quant à Crousse, que Lucas ^ dit médecin, il était en réalité clerc d'avoué *'. C'est lui qui ouvrit la première séance du club et qui la présida jusquà l'arrivée de Blanqui. Il était également viceprésident du club des Travailleurs ', que présidait Feuillâtre^, autre membre de la Société républicaine centrale^. Ainsi, par Michelot, Lacambre, Crousse, Feuillàtre, la Société républicaine centrale ralliait autour d'elle quelques clubs ^^.
Des avocats faisaient partie du club : Malapert''. Fulgence Girard^'-, l'ami de Blanqui.
I. Assemblée nationale, 28 avril (édit. du soir); Représentant du Peuple, 3 mai, etc.
3. Bouton lui-même reconnaît ce dévouement (Profils rév., p. lia). L'intimité de Lacambre avec Blanqui fut cause de son arrestation après le i5 mai (Commission d'enquête, t. l"\ p. 70, rapport du juge d'instruction).