‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 5 sur 246 · Première Partie : DOCUMENTS 10 Documents manuscrits · texte numérisé non relu

Première Partie : DOCUMENTS 10 Documents manuscrits

A : Archives nationales.

Correspondance générale de la division criminelle, BB*^ ili-jS, dossier G^S^ A. et BBi** i474, dossier ôgSS A. — Ces liasses, qui intéressent surtout la période postérieure au 28 juillet i848, ne nous apprennent rien sur le club de Blanqui, dissous après le i5 mai; elles ne fournissent sur le club de Barbes que quelques renseignements sans grand intérêt ^

Papiers du secrétariat général du Gouvernement provisoire et de la Commission du pouvoir exécutif de 18U8, BB^» agg (pièce i7g3), et BB^o 3oi (pièces

I. Même pendant la période do liberté de réunion illimitée, il y eut des rapports de police sur les clubs. Il était question de ces réunions dans les rapports faits par le préfet de police Caussidicre au ministre de l'Intérieur, complétés par une analyse verbale et transmis par Ledru-Rollin au Conseil (Caussidière, Mémoires, t. Il, p. i ; Procès de Bourges, audience du 17 mars, déposition de Fr. Arago). Mais le Gouvernement, qui se méfiait de Caussidière, organisa, sous la direction de Carteret, une police politique au ministère de l'Intérieur; la surveillance des clubs était confiée à Cartier, ancien chef de la police municipale de Louis-Philippe ; ses agents s'introduisaient dans les clubs, arrivaient parfois à en devenir secrétaires et se procuraient les procès-verbaux des séances (Commission d'enquête, t. I", p. 2^7-2^8, déposition de Carteret; Procès de Bourges, audience du 19 mars, déposition de Lcdru-Rollin ; Garnier-Pagès, Histoire de la Révolution de IS'^S, t. IV, p. 208-309 ; Caussidière, Mémoires, t. Il, p. 4-j). Renseigné par Cartier, Carteret dressait tous les jours le procès-verbal « de tout ce qui se disait ou se faisait de public ou de privé dans les clubs. Tous les procès-verbaux existent encore au ministère, dit-il. Si on avait conservé cette organisation, on aurait l'histoire complète des clubs. » (Commission d'enquête, t. I", p. 2^8, déposition de Carteret.) Outre le ministre de l'Intérieur, d'autres membres du Gouvernement, Lamartine notamment, étaient renseignés par leurs agents sur ce qui se passait dans les clubs (Commission d'enquête, t. I", p. 247, déposition de Carlier, p. 3ig, déposition de Marie ; Lamartine, Histoire de la Révolution de 18^8, t. II, p. 198-199). La mairie de Paris avait aussi sa police (Commission d'enquête, t. I", p. 2^7, déposition de Carlier; Procès de Bourges, dépositions de Carlier, audience du 10 mars, de Ledru-Rollin et de Marrast, audience du 19 mars).

A l'exception de quelques rapports publiés par la Commission d'enquête (t. II, p. i83-236, etc.) et par Garnier-Pagès, nous n'avons pu atteindre ces documents de police qui constitueraient une source précieuse.

n BIBLIOGRAPHIE

3587 et 3588). Textes de trois pétitions du club de RIanqui. publiés d'autre part par les journaux.

B : Archives de la Chambre des députés.

Les originaux des pièces publiées dans le Rapport de la Commission d'enquête sur l'insurrection qui a éclaté dans la journée du 23 juin et sur les événements du 13 mai se trouvent dans ces Archives ; mais elles possèdent aussi des pièces qui n'ont pas été publiées ot qui concernent tout particulièrement les clubs '. Malheureusement le règlement des Archives de la Chambre est très rigoureux et, malgré de nombreuses démarches, nous n'avons pu obtenir communication des papiers de la Commission d'enquête^.

G : BlBLIOTIIÈQLE NATIONALE, DÉP\RTEMENT DES MANUSCRITS.

Papiers philosophiques d'Auguste Blanqni, .Manuscrits français, nouvelles acquisitions, 9578-9598. — Ces papiers, réunis par M. Oranger en 91 liasses assez considérables ^, sont, pour la plupart, des feuillets de papier pelure de petit format, recouverts d'une très fine écriture, très régulière, mais si légère et si serrée que la lecture en est extrêmement pénible. Blanqui transcrivait * sur ces cahiers ses lettres, ses articles, des notes jetées au hasard sur les gens et les choses : c'est ainsi que nous avons pu relever plusieurs adresses de la Société républicaine centrale, club de Blanqui. dont quelques-unes inédites, les notes préparées par Blanqui pour sa défense au procès de Bourges, des notes sur les hommes et les événements de i8/i8, des fragments de pamphlets, etc..

2° Documents imprimés.

A : Documents officiels.

Assemblée nationale constituante 18à8-18à9. Impressions..., t. XIII. Rapport de la Commission d'enquête sur V insurrection qui a éclaté dans la journée du

1. (( En ordonnant à la Commission d'enquête de pulilier toutes les pièces, dit la Commission, l'Assemblée nationale n'a pu songer à la publication de tous les documents plus ou moins informes, saisis au domicile de Sobrier et formant en quelque sorte les archives du Club des clubs. » {Commission d'enquête, l. II, p. 77.)

2. La communication de ces documents nous a été refusée sous prétexte que les pièces que la Commission d'enquête n'avait pas publiées devaient plus que toutas les autres être tenues secrètes, leur publication pouvant nuire à des familles de représentauls existant encore aujourd'hui.

3. Les liasses sont subdivisées en chemises, sous-chemises et parfois sous-sous-chemises ; souvent les feuillets sont marqués par une lettre elles textes qui y sont transcrits portent des numéros. Nous avons donc été obligés d'adopter une notation assez chargée pour les cotes que nous indiquons, afin que, dans ces liasses compactes, on puisse aisément se reporter aux documents cités.

4. Cf. Les manuscrits de Blanqui, dans Le Temps, i/i mai 1899.

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