‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 50 sur 246 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

C'est dans une salle de bal, celle du Prado ', qu'eut lieu la première séance de la Société républicaine centrale. Dès le lendemain -, elle se transporta à la salle du Tivoli d'hiver, ^ô, rue de Grenelle Saint-Honoré ; elle n'y resta que quelques jours 3, et chercha bientôt un local définitif. Le trésorier, Léopold Graffîn. fit de nombreuses démarches pour en trouver un * ; la quatrième et la cinquième séances eurent lieu dans la salle Valentino ^ ; mais il semble que ce n'était là qu'un local provisoire, car la Société s'entendit alors avec Caussidière pour obtenir l'église de l'Assomption : les membres y furent convoqués le 3 mars. Le matin de la réunion. Caussidière retira l'autorisation'', le curé de la Madeleine ayant fait observer que cette église était livrée au culte. Il était trop tard pour prévenir les membres ; une affiche fut posée à la porte '' ; elle excita un vif mécontentement. On envoya un délégué chez le curé : ce délégué revint portant une lettre de Caussidière, qui maintenait le refus d'ouvrir l'église, mais accordait au club l'ancienne chapelle Saint-Hyacinthe. La Société républicaine centrale se conforma à cet ordre, montrant ainsi, dit Le Courrier français^, « tout le respect qu'elle veut porter à la loi : et la Société républicaine centrale a noblement inauguré ses réunions dans la salle Saint-Hyacinthe en montrant qu'elle n'entend porter aucune atteinte à la liberté des cultes ». C'est donc dans l'ancienne chapelle Saint-Hyacinthe, rue Saint-Honoré, dans la cour de l'Assomption, que le club de Blanqui convoqua

I. Lucas, op. cit., p. 208; Bouton, La Pairie en danger, p. I0 et 53 ; Affiches rouges, p. 35, etc. — D'après V. Pierre {Histoire de la République de 18U8, t. I", p. 66), cette salle était située entre la rue de Constantine et la rue de la Barillerie

a. Courrier français et Démocratie pacifique, 26 et 27 février ; Presse, numéro du 25 au 29 février.

3. Courrier français, 29 février, i^' mars. — La Société républicaine centrale est cependant appelée alors par un journal : club de la rue de Grenelle Saint-Honoré (République, 2 mars).

!x. Démocratie pacifique, 1" mars.

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