Numéro du 24 mars, compte rendu de la séance du
"t. Le 56 mars, La Voix des Clubs ('compte rendu de la séance du a3) faisait remarquer de nouveau l'absence d'ordre du jour, et déclarait que. tant que le bureau ne serait pas composé d'hommes ayant le loisir de s'occuper des travaux du club, on ne pourrait espérer voir régner le calme et la dignité dans l'assemblée.
pas de commissions chargées des travaux ou de l'examen des propositions.
Ce désordre, cette absence d'organisation devaient certes nuire à l'activité du club ; et les quelques formalités observées par la Société républicaine centrale n'étaient guère capables de remédier à cette anarchie.
On distinguait les membres aiTiliéset les simples auditeurs, les uns prenant part aux discussions et au vote, les autres se bornant à écoutera Pour recevoir une carte de membre du club, il fallait s'inscrire sur les registres d'affiliation et se faire recommander par deux personnes 2. Pour transformer cette carte rouge en une carte de membre titulaire, il fallait se présenter, accompagné de deux membres déjà reçus, aux bureaux du Courrier jr ançais, et y signer sa profession de foi ^.
Les orateurs et les spectateurs ne se tenaient pas dans les mêmes parties de la salle. « L'auditoire se compose des membres du cktb placés au parquet de la salle et de simples spectateurs assis dans les galeries », dit le bureau*. Aussi le public manifestait-il dans les différentes parties de la salle des opinions diverses. « Mon club était partagé, dit Blanqui^ ; le parterre se composait dhommes appartenant à lopinion la plus avancée, les loges étaient composées d'hommes plus modérés. » C'était en effet dans les loges que venaient assister aux séances les bourgeois avides d'émotions qu'attirait le renom d'excentricité et de
1. Une carte d'entrée à la Société républicaine centrale porte ces mots : « La parole est interdite au porteur de cette carte. » (Murailles révolutionnaires, t. II, p. 73.)