CHAPITRE PREMIER
violence de la Sociélc républicaine centrale ' : on louait les places d'avance -, et laftluence était telle qu'il fallait faire queue pour entrer. Les orateurs pour parler se tenaient à droite sur la scène, tandis qu'à gauche était la table recouverte d'un tapis vert autour de laquelle se plaçaient les membres du bureau 3. Outre ces séances publiques, il y en avait quelquefois de secrètes ^
Au club de la Révolution, dès la deuxième séance ^, le bureau présenta un projet de règlement provisoire qui fut adopté, mais qui ne fut pas appliqué ^. Ce n'est qu'en juin qu'on résolut de le mettre en vigueur, après l'avoir modifié ' ; mais à ce moment le club disparut ^, avant que rien de définitif eût été décidé. Ce projet de règlement ne saurait donc nous renseigner sur ce que fut la vie du club^, et nous sommes assez mal informés sur l'organisation des séances.
Nous savons cependant que, des la première séance ^^, on adopta un mode d'affiliation offrant des garanties : tout candidat devait être présenté par deux membres et admis à l'unani-
I. Stern, Hist. de la Rév. de Vn^i.S', t. II, p. 128-129 ; Garnier-Pagès, Hist. de la Révol. de ISàS, t. IV, p. 87.
3. Procès de Bourges, audience du i4 mars, déclaration de Blanqui lors de la déposition de Herlot ; Lucas, op. cit., p. 216.