‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 7 sur 246 · VIII BIBLIOGRAPHIE · texte numérisé non relu

VIII BIBLIOGRAPHIE

Wallon, La presse de 18U8 ou Revue critique des journaux publiés à Paris depuis la Révolution de Février jusqu'à la fin de décembre, Paris, iS/jg, in-8°, i38 p. (Bibl. nat.. Inventaire Q 6,254).

Curiosités révolutionnaires. Les journaux rouges. Histoire critique de tous les journaux ultra-républicains publiés à Paris depuis le 2ù février jusqu'au i" octobre 18'48, avec des extraits-spécinnens et une préface par un Girondin, Paris. i848, in-12, i58 p. (Bibl. nat.. Le ', 11). — Cette brochure et celle de Wallon sont très hostiles aux républicains et aux socialistes ; elle fournissent cependant des renseignements précis et utiles.

Les principaux journaux donnaient plus ou moins régulièrement des renseignements sur les clubs, en particulier sur ceux de Blanqui et de Barbes ; mais il y a des journaux, dont nous parlerons d'abord, qui furent plus spécialement les journaux des clubs, soit qu'ils aient été fondés pour leur donner de la publicité, soit que, par sympathie politique, ils soient devenus les organes de certains d'entre eux.

La Commune de Paris, moniteur des clubs, directeur-gérant Sobrier, rédacteur en chef Cahaignc ', 9 mars-7 juin i848 2, 86 n°\ quotidien (Bibl. nat.. Le 2, 1717). — Le 26 avril, le sous-titre devient -.journal révolutionnaire, moniteur des clubs, des corporations d'ouvriers et de l'armée; le i5 mai, journal révolutionnaire, écho de l'agriculture, des travailleurs de France, moniteur des clubs et de l'armée; le 19 mai. le sous-titre disparaît; le a4, La Commune s'intitule journal du citoyen Sobrier, moniteur des clubs, des corporations d'ouvriers et de l'armée. — De tous les journaux de i848, c'est Ln Commune de Paris qui fournit les renseignements les plus nombreux sur les différents clubs. Elle en fut l'organe général ■\ mais elle fut plus particulièrement l'organe du club de la Révolution, club de Barbes, et en relations étroites avec lui. Son directeur Sobrier et son rédacteur en chef Cahaigne étaient membres du club auquel, dès sa première séance, ils vinrent offrir « pour son organe officiel la feuille qu'ils ont fondée sous ce titre : La Commune de Paris, journal des clubs. Cotte offre est acceptée ; le club adjoindra aux fondateurs un comité de rédaction ^ » Aussi La Commune fournit-elle sur cotte réunion des renseignements importants : trois comptes rendus de séances, et do nombreuses et intéressantes informations. C'est d'ailleurs La Commune qui publia l'appel invitant à se réunir pour fonder le club de

I. A partir du aC avril, le rédacteur en chef fut remplace par un comité de rédaction pris parmi les rédacteurs.

■j. La publication du journal fut interrompue, du 16 au i8 et du 20 au 23 mai, à la suite des événements du i5.

'>. Dès le 9 mars, elle déclara que son but était de reproduire la physionomie et l'attitude des clubs, et le i3 elle invita les présidents de clubs à lui fournir des renseignements qu'elle transmettrait aux clubs de province désirant s'afTilier.

/i. Commune de Paris, uti mars.

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