INTRODUCTION
Les coaptations sont des dispositifs anatomiques constitués par l'association morphologique et fonctionnelle de deux organes indépendants. |
Connus pour la plupart des anciens anatomistes, leur intérêt biologique a été mis en lumière par L. Cuénor (1921). Ces dispositifs ont été depuis l’objet de maintes études descriptives chez les Arthropodes (Insectes, Crustacés, Arachnides) et chez les Mollusques céphalopodes. Leur étude anatomique révèle le plus souvent, chez l’animal adulte, un ajustement très précis des deux organes indépendants. Par ailleurs étude du mode de fonctionnement de ces appareils pose souvent une énigme quant à leur utilité.
C’est de l'opposition entre cette précision et cette utilité discutable qu'est née cette opinion, émise par L. Cuénor et reprise par maints auteurs, que l’origine et l'évolution de ces dispositifs posent « un des problèmes les plus graves ‘de la biologie et de la philosophie ». on
Quelle que soit la difficulté de ce problème, elle ne justifie nullement le recours à des notions métaphysiques dont certains auteurs, tels L. Cuénor et J. Corser, ont cru devoir user. De telles « solu-
uons » ne peuvent être que .nuisibles à l’examen scientifique du problème, ou tout au moins inutiles. k
Si, parmi les Crustacés, les Décapodes et les Amphipodes ont fait l’objet d’études détaillées au point de vue des coaptations, il
nn A A n'en est pas de même des Isopodes terrestres, à part quelques observations sur l’enroulement. :
La présente étude s’est limitée aux coaptations sexuelles : ce terme n’a pour ambition que de rassembler sous une épithète commune des dispositifs variés, la plupart mal connus ou inconnus des carcinologistes, reliant, soit les appendices copulateurs, soit des caractères sexuels secondaires du 7° péréiopode des mâles.