‹ Les Coaptations sexuelles des OniscoideaChapitre 45 sur 74 · Mécanisme de formation de la coaptation · texte numérisé non relu

Mécanisme de formation de la coaptation

Malgré l’absence d'étude expérimentale il m’a été possible grâce à l'observation d’une malformation chez Deto echinata, ‘d'émettre à ce sujet des hypothèses qu'une étude actuellement en cours s’efforcera de vérifier.

J’ai trouvé un individu chez lequel une des lamelles dorsalesinternes au lieu de pénétrer dans l’encoche de l’article symétrique, était étroitement repliée sur elle-même par la pression de la lamelle antagoniste (fig. 4g). Il apparaît donc que l’angle dorsalinterne de chaque endopodite doit présenter, indépendamment de

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BULL, BIOL., fasc. 3, 1946. 22

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tout contact avec son symétrique, une scissure médiane délimitée par les deux lamelles dorsales. D’après l'examen des coupes distales des endopodites normalement coaptés il apparaît nettement que les lamelles sont parfaitement symétriques. Chez Ortiloniscus la scissure médiane découpe des lamelles égales. Chez Deto la lamelle externe est plus grande que l’interne, mais dans les deux cas lamelles droites et lamelles gauches sont semblables deux à deux. Ce résultat concorde d’ailleurs parfaitement avec ce que Corser a observé à propos des élytres des insectes. |

Il est probable qu’avant le contact chaque lamelle est plane et que l’enroulement de ses bords est occasionné par lécrasement réciproque des deux articles lors du gonflement postérieur à la mue. La réalisation de l'assemblage ne peut dépendre que d’une pression plus forte consécutive au rapprochement des articles symétriques et au plus grand développement des lamelles.

Quant au chevauchement d’un article par l’autre qui varie d’un individu à l’autre (individus droits ou gauches) il ne peut être déterminé que par les différences dans la rapidité de déploiement ou de mise en place qui sont certainement accidentelles.

Quant à la coaptation observée chez T'richoniscus provisorius : il est probable, étant donnée la nature symétrique des formations antagonistes, que la scissure de l’angle dorsal interne droit ou gauche est déterminée par la pression de l’angle symétrique plus rapidement déployé. Il en est certainement de même de l’encoche observée chez Androniscus dentiger.

Une confirmation sera donnée plus loin de la validité de cette hypothèse par la réalisation expérimentale de coaptations analogues.

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