‹ Les collectionneurs de l'ancienne Rome, notes d'un amateur E. BonnafféChapitre 12 sur 77 · Voir page · texte numérisé non relu

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chus sans défiance y consent. Au bout de quelques' jours, il le réclame; Verrès demande encore un jour, puis un autre, puis un troisième. Le prince attend, s’étonne, insiste ; alors le proconsul le menace sous je ne sais quel prétexte et finit par l’expulser, séance tenante, de sa province.

C’est avec la même méthode expéditive que Verrès a formé sa dactyliothèque , collection magnifique de pierres précieuses et de pierres gravées. Voit-il un anneau de prix au doigt de quelqu’un , il demande à l’examiner et ne le rendra plus. Quand il reçoit une lettre, il considère l’empreinte; si c’est l’ouvrage d’un maître, il faut qu’on lui envoie le cachet sans retard.

Tout cabinet célèbre devait avoir sa table de citre, nous en reparlerons plus tard 1 2 ; Verrès avait donc la sienne placée dans un de ses triclinia *, et entourée de lits 3 , de consoles chargées d’une vaisselle unique au monde. Ici, une hydrie en argent de Boethus, l’auteur de 1 Enfant à l’oie dont le Louvre possède une copie, des coupes en or constellées de diamants, des vasques d’argent ornées de reliefs en or; là, un surtout décoré de petits chevaux en argent d’une perfection admirable, une

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