‹ Les collectionneurs de l'ancienne Rome, notes d'un amateur E. BonnafféChapitre 51 sur 77 · COLLECTIONNEURS DE LANCIENNE ROME · texte numérisé non relu

COLLECTIONNEURS DE LANCIENNE ROME

manie venait d’une passion pour l’étude ; mais les chefs-d’œuvre de ces divins génies, les ouvrages ornés de leurs portraits, tout cela ne sert qu’à parer la muraille 1 . »

Notre cher poète Horace comprenait autrement l’amour des livres.

Qui ne se rappelle ces adorables vers 2 ?

O rus, quando te aspiciam ! quandoque licebit N une veterum libris, nunc somno et inertibus lioris Ducere sollicitée jucunda oblivia vitee !

«Savez-vous bien, dit-il encore à Lollius 3 , quelle est ma prière de tous les jours? Grands Dieux ! conservez-moi le peu que j’ai, moins encore s’il vous plaît; accordez-moi de vivre pour mon compte les jours que votre indulgence m’a réservés; que j’aie une bonne provision de livres et une année à l’avance de mon petit revenu, pour ne pas vivre au

hasard de chaque jour Quant à la paix du cœur,

j’en fais mon affaire. »

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