Latos nisi sustinet orbes
Grande ebur, et magno sublimis pardus hiatu.
nam pes argenteus illis
A nnulus in digito quod ferreus
Juvénal, XI; et Horace, II, 6 ; Martial, II, 43
DE L ANCIENNE ROME. IOg
La tabletterie employait également l’ivoire pour les coffrets, étuis, boîtes à parfums, nécessaires de toilette, écrins à bijoux, tout le petit mobilier à la main des élégantes 1 2 .
Après lïvoire, l’écaille me paraît jouer un rôle important dans l’ameublement ancien. On en tirait des placages d’un grand prix. « Peut-on payer des sommes si énormes l’enveloppe d’animaux immondes et paresseux! » dit gravement Sénèque*. Martial cite plusieurs sortes de meubles entièrement plaqués d’écaille, et de tortue mâle ; un curieux délicat de belle écaille n’en eût pas souffert d’autre. On la teignait aussi en toutes nuances, même en ton de bois, et cette bizarrerie était fort goûtée, à ce qu’il paraît 3 .
Quant aux bois, les plus en faveur étaient le cèdre, le cyprès, réputés incorruptibles; l’ébène, le térébinth e,Jidelis ad vetustatem, nigri splendoris; l’érable, qui fournissait les plus beaux ouvrages après le citre, enfin le citre lui-même 4 .
1 . La Bibliothèque possède quelques fragments précieux. A l’Exposition Rétrospective, on voyait une petite lame en ivoire avec un bas-relief sur chaque face, représentant des enfants, d’un travail exquis. Ce petit objet appartient à M. Davillier.