A gauche de la voie Appia, en dehors de la porte Capène
4. « Pollio Asinius, ut fuit acris vehementîae, "Sic quoque spectari monumenta sua voluit. » Pline, XXXVI, i4.
DE LANdENlfE ROMB. 47
Terminons là cette rapide esquisse des principaux amateurs de Rome.
Sous Auguste, les collections privées ÊûUirent disparaître. Tous ces grands seigneurs avaient fini par accaparer dans leurs villas un nombre prodigieux dol^ets d'art, c était un véritable exil*. Agrippa, X'alter ego d'Auguste, le dernier des grands citoyens, protesta éneigiquement contre cet abus. Il prononça même un discours sur Futilité de fsdre rentrer dans le domaine public les statues et les tableaux des particuliers. Luimême avait donné l'exemple en consacrant au culte son Panthéon, en £ûsant construire pour le peuple des fontaines publiques ornés de statues et de colonnes, et en lui léguant ses thermes et ses jardins. Mais Agrippa n'est pas de son siècle; seul de son temps, il a conservé le vieil esprit romain, qui se sacrifie à la chose publique; on en fait une sorte de paysan du Danube, vir rusticitati propior quatn deliciis*.
1. Ploie, XXXV, 9. « Quod fieri satius fiiisset, quam in villaruin exsilia pelli. »
2. Pline, loc, cit., et XXXVI, 24. Agrippa fit élever 700 abreuvoirs, 106 fontaines, i3o réservoirs, avec 3oo statues et 4oo colonnes. Ses thermes possédaient, sur la façade, le £imeux Baigneur au strigile de Ljsippe. Ses jardins étaient au-dessus des Thermes, au milieu du Champ-de-Mars; on y remarquait un Lion renversé de Lysippe. Néron y donna une fête monstrueuse dont parle Tacite. (Ann., XV, 37.)
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