‹ Les collectionneurs de l'ancienne Rome: notes d'un amateurChapitre 49 sur 80 · Voir page 71, note · texte numérisé non relu

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tote, Théophraste, Neleus, Apellicon, Sylla, Cicéron, jusqu'à Silius Italicus, c'est-à-dire pendant plus de quatre siècles. Peu de bibliothèques )ustiôeraient d'une aussi noble généalogie.

La bibliothèque d'Atticus devait être fort belle, à en juger par le cas que Cicéron en faisait et par le ncnnbreux personnel qu'on y avait attaché. Cornélius Nepos n'en parle pas, mais il a sur Atti* eus des détails intéressants; ils peuvent donner une certaine idée des habitudes et de l'intérieur d'un grand bibliophile à cette époque.

« Avec une belle fortune ( i o millions de sesterces, environ 2,000,000 fr.),dit C. Nepos*, Atticus n'avait ni jardins, ni petite maison dans les faubourgs, ni villa magnifique au bord de la mer. Personne n'eut moins que lui la manie d'acheter et de faire bâtir... Tout son revenu, il le tirait de ses propriétés en

Épire et à Rome Il demeurait sur le Quirinal,

dans la maison Tamphilane, que lui avait laissée un oncle. L'édifice n'était guère élégant, mais le parc charmant; la maison était d'ancien style, plus commode que somptueuse; il n'y changea rien, se

bornant aux réparations nécessaires Atticus,

grand partisan de l'antiquité, imitait en tout les usages de nos ancêtres Le domestique, qui laissait beaucoup à désirer pour l'extérieur, était excellent au point de vue pratique d'Atticus. Il se compo-

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