‹ Les collectionneurs de l'ancienne Rome: notes d'un amateurChapitre 51 sur 80 · Auguste ouvrit plus tard au public la Bibliothèque Octa · texte numérisé non relu

Auguste ouvrit plus tard au public la Bibliothèque Octa

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de ce grand homme. Cette collection âdsait partie de ses Monuments sur TAventin. Pollion adorait les lettres; il avait profité de ses campagnes en Dalmatie pour amasser un 'nombre considérable de manuscrits. A son retour, il imagina de faire Sûre les bustes des grands hommes de Tantiquité et d'en orner sa bibliothèque. Ceux dont les traits étaient inconnus, Homère par exemple, furent remplacés par des têtes de fantaisie, et, pour le dire en passant, c'est de là que proviennent vraisemblablement la plupart des Homères que nous possédons ^ Dans cette galerie des plus beaux génies de l'antiquité, Pollion n'admit qu'un moderne, Varron.

Varron était en effet une des gloires les plus pures de Rome, le plus érudit des Romains, noXuypaopcoxaToç, comme on l'avait surnommé, et d'une fécondité prodigieuse : il avait composé 490 volumes et il travaillait encore à quatre-vingt-dix ans, sur son lit de mort*. Varron est aussi un des plus illustres bibliophiles de l'antiquité. Il avait réuni une superbe collection d& livres ; Cicéron, faisant allusion à l'étendue de sa bibliothèque, lui écrit en riant qu'il n'y manque plus qu'un jardin au milieu

vienne et la Palatine. Cette dernière avait à sa tête Pomponius Macer et le célèbre Julius Hyginus, ancien esclave de César, affranchi par Auguste. Je ne parle pas de ces deux établissements, ce sont des collections publiques. .

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