Martial, VII
DE L* ANCIENNE ROME. 8l
lanum. «Cette bibliothèque contenait. lySô ma» nuscrits, sans compter plusieurs livres qui furent détruits par les ouvriers. Ils étaient arrangés sur des rayons, autour de la chambre, à une hauteur de près de six pieds; au centre il y avait une case isolée, formée par un pilier rectangulaire , qui faisait face de chaque côté et qui était garnie de la même manière que les autres rayons ^ »
Cette installation suffisait pour la petite ville d'Herculanum^; à Rome, dans ces splendides résidences oti le même amateur avait à loger jusqu'à 3o,ooo volumes^, il fallait bien d'autres espaces et un autre luxe.
Comme la Galerie de tableaux, la Bibliothèque est en effet une partie de Tédifice que Vitruve recommande de construire avec magnificence^. On s'occupait d'abord de lui assurer une bonne exposition : les Romains, gens pratiques par excellence, ne négligent jamais ce point essentiel.
1 . RicH, Dict, antiq,, 79 ; voir aussi les mots Forulus et Armarium,
2. Cette pièce était si étroite qu'en étendant les bras on touchait les deux murs opposés, dit Winckelmann dans ses Recherches sur Varchitecture des anciens. Au reste, on jugerait fort mal des dimensions des maisons de Rome d'après celles de Po'mpéi et d'Herculanum. Les colonnes de V atrium de Scaurus avaient 38 pieds de haut, soit 1 1 mètres 2Ô c. environ, ce qui donne une belle idée des dimensions de tout le palais.
3. Épaphrodite de Chéronéé, maître des requêtes sous Néron, possédait 3o,ooo manuscrits de choix. Vitruve, liv. VU, Comm, Philandri.