SÉNÈQUE, Consol. ad Helv
2. Les étoffes brodées de la Gaule étaient aussi très^recherchées. Plinb, VIII, 74.
Ces belles tentures garnissaient les murailles '; on les drapait entre les colonnes, elles servaient de portières, comme chez nos amateurs d'aujourd'hui.
Catulle nous a laissé, dans ses Noces de Thétis et de Pelée, une description détaillée des sujets figurés sur les tentures du palais de la déesse^. On se rappelle aussi ce que raconte Horace, à propos du souper de Nasidienus : « Tout à coup une tapisserie mal suspendue s'écroule .sur la table, et nous ensevelit dans un nuage de poussière, tel que laqui-
Ion n'en soulève pas de plus épais dans les plaines de la Campanie^. » Et Sénèque, dans une de ses lettres^: « Enfin, je m'appartiens aujourd'hui.... je n'entends pas crier la porte, je ne vois pas soulever la tapisserie. »
Les lits de table étaient garnis de matelas en laine fine, en plume ou en duvet *de cygne, et d'une multitude de petits coussins enveloppés de soie ; les couvre-pieds [toral) étaient de pourpre brodée à dessins et à figures. Au festin de Trimalchion, ces garnitures représentent « des filets, des piqueurs avec leurs épieux, et tout l'attirail d'une chasse; » le rat de ville d'Horace installe son camarade sur un lit de ce genre*.
I . (c Attalicis aulaeis contectos parietes. » Valère Maxime, IX, I, 5.
i. Gallus, Eleg.